Séismes au Venezuela : le bilan grimpe à 2 295 morts
Le Venezuela pleure ses morts. Une semaine après le double séisme qui a frappé le nord du pays, le bilan officiel a été drastiquement revu à la hausse : 2 295 personnes ont perdu la vie et plus de 11 000 autres ont été blessées, a annoncé mercredi le président de l’Assemblée nationale. Des chiffres qui confirment l’ampleur d’une catastrophe dont le pays n’a pas encore mesuré toutes les conséquences.
Un bilan qui s’alourdit de jour en jour
La révision à la hausse du bilan n’a surpris personne sur place. Dès les premières heures suivant les séismes, les secouristes avaient prévenu que les destructions étaient considérables et que l’accès à certaines zones restait extrêmement difficile. Les équipes de recherche continuent de fouiller les décombres dans plusieurs municipalités, notamment dans les États de Vargas et de Miranda, les plus durement touchés. And with each passing hour, de nouveaux corps sont remontés à la surface.
« Nous faisons face à l’une des pires catastrophes naturelles de l’histoire moderne du Venezuela », a déclaré un responsable de la protection civile, visiblement épuisé après plusieurs jours de terrain sans interruption. « Les ressources manquent, mais les équipes ne lâchent pas. »
La Guaira, épicentre du chaos
C’est depuis La Guaira que notre correspondante Pascale Mariani décrit une ville à genoux. Le port principal du pays, vital pour les importations de denrées alimentaires et de médicaments, a subi des dommages structurels importants. Des immeubles entiers se sont effondrés comme des châteaux de cartes. Des familles entières ont disparu sous les gravats.
Plus de 85 000 personnes seraient sans abri selon les premières estimations des autorités locales.
Les hôpitaux de la région fonctionnent en mode dégradé, débordés par l’afflux de blessés. Certains établissements ont eux-mêmes subi des dégâts et ne peuvent plus accueillir de nouveaux patients. Les médecins opèrent parfois à même le sol, sous des tentes dressées à la hâte dans des parkings ou des places publiques.
L’aide internationale se mobilise
Face à l’ampleur du désastre, plusieurs pays ont annoncé l’envoi de matériel de secours et d’équipes spécialisées. La Colombie, le Mexique et l’Espagne font partie des premiers à avoir répondu présents. But the Venezuelan government’s complex diplomatic relations with parts of the international community risquent de compliquer l’acheminement de certaines aides, selon des observateurs.
Les Nations Unies ont débloqué en urgence un premier fonds d’aide estimé à plusieurs dizaines de millions de dollars. Yet, on le sait, l’argent met toujours du temps à se transformer en vivres, en eau potable et en abris concrets pour les survivants.
Un pays face à une reconstruction difficile
Le Venezuela abordait cette catastrophe dans un contexte économique déjà très fragilisé. La reconstruction s’annonce longue, coûteuse et semée d’embûches. Les autorités ont promis un plan d’urgence national dans les prochains jours. Still, pour des milliers de familles qui ont tout perdu, les promesses ne suffisent plus. C’est maintenant, dans les décombres encore fumants, que se joue la survie.
