Coupe du monde 2026 : Madrid explose de joie pour la Roja
Plus d’un million de personnes ont envahi les rues de Madrid pour accueillir la Roja, sacrée championne du monde 2026. Une marée humaine, des drapeaux à perte de vue, des larmes mêlées aux cris. La capitale espagnole n’avait pas connu une telle fièvre depuis des années.
Un million de supporters dans les rues
Dès 9 heures du matin, les premières familles prenaient position sur le Paseo de la Castellana. À midi, le boulevard était déjà noir de monde. Les autorités municipales ont comptabilisé 1,2 million de personnes présentes sur le parcours officiel, qui s’étendait sur près de six kilomètres entre la Plaza de Cibeles et le Palacio Real. C’est, selon la mairie, le plus grand rassemblement sportif de l’histoire de la ville. Et ça se voyait.
Les joueurs ont défilé à bord de bus à impériale ouverts, brandissant le trophée sous une pluie de confettis jaunes et rouges. Lamine Yamal, élu meilleur jeune joueur du tournoi, a déclenché une ovation monstre lorsqu’il s’est levé pour saluer la foule. Il n’a que 18 ans, et il est déjà partout.
Une victoire historique pour le football espagnol
L’Espagne a remporté sa quatrième Coupe du monde en battant le Brésil 2-1 en finale, disputée à New York le 19 juillet. Un but de Morata en première période, un doublé de Nico Williams en seconde. La Roja avait éliminé l’Allemagne en demi-finale sur le même score, confirmant une domination collective bluffante tout au long du tournoi.
C’est la première fois depuis 1966 qu’une équipe européenne soulève le trophée sur le sol américain.
« Ce groupe a montré au monde entier ce qu’est le football espagnol », a déclaré le sélectionneur Luis de la Fuente lors de la cérémonie officielle au balcon de la mairie. « Ces joueurs méritent chaque sourire que vous leur offrez aujourd’hui. »
Madrid paralysée, mais heureuse
La ville a vécu une journée de chaos organisé. Les transports en commun ont été saturés dès 7 heures du matin. Plusieurs lignes de métro ont enregistré des temps d’attente dépassant les 45 minutes. Still, personne ne se plaignait vraiment. Les terrasses débordaient, la bière coulait à flots, et les enfants perchés sur les épaules de leurs parents agitaient des drapeaux miniatures. L’ambiance était celle d’un 14 juillet géant, mais en rouge et or.
Les commerces du centre ont affiché complet dès la veille pour les maillots officiels. Certains revendeurs proposaient des reproductions à 80 euros sur les trottoirs. Elles partaient en quelques minutes.
Et maintenant ?
La sélection espagnole a désormais quatre étoiles sur le maillot. But l’heure n’est pas encore aux analyses froides. Elle est à la fête, aux embrassades, aux nuits qui ne finissent pas. L’Euro 2028 se jouera au Royaume-Uni et en Irlande. L’Espagne, elle, arrivera en favorite assumée. Et personne, ce soir à Madrid, ne semble vouloir en douter.
