Tour de France : Carapaz s’impose en solitaire à Orcières-Merlette

Richard Carapaz a frappé fort. L’Équatorien a remporté la 18e étape du Tour de France ce jeudi, entre Voiron et Orcières-Merlette, au terme d’une échappée solitaire magistrale dans les Alpes. Une victoire de prestige, la deuxième de sa carrière sur la Grande Boucle, qui confirme que le grimpeur d’INEOS Grenadiers n’a rien perdu de sa superbe.

Une attaque décisive dans le final

La journée avait pourtant bien mal commencé pour l’Équatorien. Le peloton s’est morcelé dès les premières pentes, avec un tempo infernal imposé par plusieurs équipes. Mais Carapaz, lui, attendait son moment. C’est à environ 25 kilomètres de l’arrivée qu’il a décidé de jouer ses cartes, lançant une accélération sèche qui a immédiatement fait le vide derrière lui. Personne n’a pu suivre. Il a roulé seul, la tête dans le guidon, pendant près de vingt minutes, pour franchir la ligne avec une avance confortable sur ses poursuivants.

Deuxième victoire sur la Grande Boucle

Ce succès a une saveur particulière pour Carapaz. Sa première victoire d’étape sur le Tour remontait à plusieurs années, et beaucoup s’interrogeaient sur sa capacité à renouer avec ce niveau de performance. Et bien, la réponse est claire, écrite sur les pentes d’Orcières-Merlette à plus de 1800 mètres d’altitude.

Il est le premier coureur équatorien à s’imposer deux fois sur le Tour de France.

«C’est une journée que je n’oublierai jamais», a déclaré un membre de l’encadrement de l’équipe INEOS Grenadiers au micro de la télévision officielle de l’épreuve. «Richard a montré aujourd’hui qu’il est l’un des meilleurs grimpeurs du monde. On est extrêmement fiers de lui.»

Paret-Peintre au pied du podium

Du côté français, Valentin Paret-Peintre a terminé au pied du podium de l’étape, à la quatrième place. Une performance solide pour le coureur d’Ag2r Citroën, qui prouve une nouvelle fois sa progression dans les grands rendez-vous. Yet cette quatrième place laisse forcément un goût d’inachevé pour les supporters tricolores, qui espéraient le voir monter sur la boîte.

Les 183 kilomètres du tracé, avec leurs multiples difficultés alpines, ont tout de même mis les organismes à rude épreuve. La chaleur et le dénivelé ont fait des ravages dans le peloton, avec plusieurs abandons notables en cours de journée.

La suite du Tour se joue dans les prochaines heures

Still, la course au classement général est loin d’être terminée. Il reste plusieurs étapes avant l’arrivée sur les Champs-Élysées, et les écarts entre les favoris restent serrés. Les prochains jours s’annoncent décisifs. Carapaz, lui, aura peut-être un rôle tactique crucial à jouer pour son équipe dans les étapes à venir. Sa victoire du jour lui donne en tout cas une confiance et un moral d’acier pour aborder la fin de cette édition.

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