Éboulement en Centrafrique : 49 morts et des recherches qui s’intensifient
Deux jours après le drame, les équipes de secours s’acharnent encore sur le site de la mine d’or effondrée en Centrafrique. Le bilan officiel s’établit à au moins 49 morts, mais personne ne croit vraiment que ce chiffre est définitif.
Un site difficile d’accès, des conditions éprouvantes
Les sauveteurs travaillent dans des conditions particulièrement dangereuses. Le terrain, déjà fragilisé par les premières pluies de saison, menace de céder à nouveau par endroits. Les machines lourdes ne peuvent pas toujours approcher. Alors ce sont les mains, les pelles, les seaux — un travail épuisant, heure après heure, sous une chaleur écrasante.
Selon les autorités centrafricaines, l’effondrement s’est produit en début de matinée, quand la mine était pleine de travailleurs. Certains ont pu fuir. D’autres n’ont pas eu cette chance.
Des familles dans l’attente et le deuil
Aux abords du site, des dizaines de proches patientent. Ils attendent une nouvelle, n’importe laquelle. Certains sont là depuis l’aube du premier jour. Une femme, rencontrée à quelques centaines de mètres de la zone bouclée par les autorités, cherchait son mari et son frère, tous deux orpailleurs depuis plusieurs années dans cette mine artisanale.
Ce type d’exploitation est courant dans cette région du pays, où l’or représente l’une des rares sources de revenus pour des milliers de familles. Mais la sécurité, elle, reste souvent absente. Les galeries creusées à la hâte, sans étaiement suffisant, cèdent régulièrement.
Le gouvernement promet une enquête
« Nous ferons toute la lumière sur les circonstances de ce drame », a déclaré un porte-parole du gouvernement centrafricain, sans préciser les délais ni les responsabilités éventuelles. Une enquête a officiellement été ouverte.
Still, les ONG actives dans la région pointent depuis longtemps les lacunes criantes en matière de réglementation minière. Les normes existent sur le papier. Leur application, c’est une autre histoire.
Un secteur minier sous pression
La Centrafrique possède d’importantes ressources naturelles — or, diamants, uranium — mais le pays figure toujours parmi les plus pauvres au monde. Le secteur informel y emploie des dizaines de milliers de personnes dans des conditions qui ne répondent à aucune norme internationale.
Ce n’est pas la première catastrophe de ce type. En 2021, un effondrement similaire dans une autre province avait coûté la vie à plus de trente mineurs artisanaux.
Les recherches devraient se poursuivre encore plusieurs jours. Les autorités n’ont pas exclu que le bilan s’alourdisse significativement à mesure que les décombres sont dégagés. Et pour les familles qui attendent, chaque heure qui passe ressemble à une éternité.
