Océans en péril : le baromètre Starfish tire la sonnette d’alarme
Les océans vont mal. Et les nouvelles ne sont guère rassurantes. En cette Journée mondiale des océans, 29 chercheurs issus de 14 pays ont publié la deuxième édition du baromètre Starfish, un outil scientifique qui mesure la santé des fonds marins. Le verdict est sans appel : tous les indices se dégradent.
Créé l’an dernier lors de la conférence de Nice, ce baromètre s’impose comme un thermomètre crucial pour surveiller l’état de nos océans, véritables poumons de la planète. Mais cette année, les scientifiques n’ont pas de bonnes nouvelles à partager.
Une dégradation généralisée des fonds marins
Les pressions humaines s’intensifient. Surpêche, pollution plastique, acidification des eaux, réchauffement climatique : les océans subissent de plein fouet les conséquences de nos activités. Les chercheurs constatent une détérioration marquée des différents indicateurs qui composent leur baromètre, témoignant d’un écosystème sous tension.
Les fonds marins, loin des regards, abritent pourtant une biodiversité exceptionnelle et jouent un rôle majeur dans la régulation du climat mondial. Yet leur dégradation s’accélère, souvent dans l’indifférence générale.
Washington abandonne la surveillance des océans
L’inquiétude des scientifiques ne porte pas uniquement sur l’état des océans. Elle concerne aussi les moyens de les surveiller. L’administration américaine a récemment décidé de supprimer plusieurs outils de surveillance océanique, tant dans l’Atlantique que dans le Pacifique.
Cette décision intervient au pire moment. „Comment peut-on protéger ce qu’on ne mesure plus ?” s’interroge l’un des chercheurs impliqués dans le projet Starfish. „C’est comme essayer de soigner un patient sans prendre sa température ni sa tension. C’est absurde.”
Les océans, régulateurs climatiques essentiels
Au-delà de la biodiversité, c’est l’équilibre climatique planétaire qui est en jeu. Les océans absorbent environ 30% du CO2 produit par l’homme et plus de 90% de la chaleur excédentaire générée par le réchauffement climatique. Leur dégradation compromet cette fonction régulatrice vitale.
So les 29 chercheurs appellent à une mobilisation internationale urgente. Ils réclament un renforcement des aires marines protégées et une réduction drastique des pollutions. Le temps presse, affirment-ils, car certains dommages pourraient devenir irréversibles d’ici quelques décennies. Sans action rapide, c’est l’ensemble de l’écosystème planétaire qui risque d’être bouleversé.
