ADF en RDC : nouvelles attaques meurtrières dans l’est du pays

Au moins une vingtaine de personnes ont été massacrées lors d’une nouvelle attaque des ADF dans l’est de la République démocratique du Congo, selon des représentants de la société civile locale. Une tuerie de plus dans une région qui n’en finit pas de saigner — et qui doit, en même temps, faire face à la progression alarmante d’Ebola.

Une attaque d’une brutalité ordinaire

L’assaut s’est produit dans la nuit, dans un village du territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu. Les assaillants ont incendié des maisons, abattu des hommes et enlevé plusieurs femmes, d’après les premiers témoignages recueillis sur place. C’est le scénario classique des ADF : frapper vite, dans le noir, et disparaître en forêt avant que les secours n’arrivent. Et ça fonctionne, malheureusement, depuis des années.

Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont confirmé l’attaque sans donner de bilan précis. Un porte-parole militaire a déclaré que « des opérations de ratissage sont en cours pour neutraliser les éléments responsables de ces actes barbares. » Des opérations promises régulièrement, avec des résultats qui restent difficiles à mesurer sur le terrain.

Les ADF, une menace qui s’intensifie

Affiliées à l’État islamique depuis 2019, les Allied Democratic Forces ont considérablement intensifié leurs activités ces derniers mois. Le groupe, d’origine ougandaise, est désormais considéré comme l’une des milices les plus meurtrières actives en Afrique subsaharienne. Selon le Baromètre sécuritaire du Kivu, les ADF ont été responsables de plus de 1 200 morts civils en 2023 dans la seule province du Nord-Kivu.

But what makes this latest wave even more troubling, c’est le timing. Les attaques se multiplient précisément dans les zones les plus touchées par la nouvelle épidémie d’Ebola, déclarée en janvier dernier par les autorités sanitaires congolaises.

Ebola en toile de fond

L’épidémie complique dramatiquement la réponse humanitaire. Les équipes médicales peinent à accéder aux villages isolés, soit à cause des routes coupées par les groupes armés, soit parce que les populations, traumatisées, ont fui. Résultat : des cas suspects restent non confirmés, des chaînes de transmission impossibles à tracer.

La combinaison d’une insécurité chronique et d’une crise sanitaire active est, selon Médecins Sans Frontières, « l’une des situations les plus difficiles que nous ayons à gérer actuellement en RDC. »

Une population à bout de souffle

Les habitants de Beni n’ont plus les mots. Certains parlent d’abandon total par l’État. D’autres ont simplement cessé de compter les morts.

Still, des voix s’élèvent pour réclamer un renforcement urgent du déploiement de la MONUSCO dans les zones à risque. La communauté internationale, elle, observe. La question est de savoir jusqu’à quand cette spirale peut durer sans réponse à la hauteur.

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