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Mondial 2026 : Hosni Manoubi, l’œil qui ne dort jamais

Il sera là. Quand les Aigles de Carthage fouleront les pelouses du Mondial 2026, quelque part derrière une ligne de touche, Hosni Manoubi aura déjà levé son appareil. Photographe sportif tunisien reconnu, il incarne depuis plus de deux décennies une tradition familiale rare dans le football africain : celle de raconter le sport en images, génération après génération.

Un héritage qui pèse lourd

Son père avant lui avait couvert les terrains tunisiens à une époque où la pellicule coûtait cher et où chaque déclenchement comptait double. Hosni a grandi entre les odeurs de chambre noire et les échos des stades. Aujourd’hui, c’est lui qui transmet. Il a photographié plus de 340 matchs officiels, des qualifications africaines aux grandes compétitions continentales, accumulant un fonds d’archives que peu de journalistes sportifs tunisiens peuvent revendiquer.

But ce n’t est pas qu’une question de chiffres. C’est une posture, une façon d’être sur un terrain. Hosni connaît les angles avant même que l’action se produise. Il anticipe. Les joueurs le reconnaissent. Certains disent qu’ils jouent mieux quand ils savent qu’il est là.

La Tunisie vue à travers un objectif

Pour le Mondial 2026, qui se tiendra aux États-Unis, au Canada et au Mexique, la Tunisie espère franchir pour la première fois le cap du premier tour. Et Hosni sera accrédité. Il a déjà fait les démarches auprès de la Fédération Tunisienne de Football. Son matériel est prêt : deux boîtiers Sony Alpha 1, trois objectifs dont un 400mm f/2.8, et des milliers de gigaoctets de stockage préparés pour les longues nuits d’après-match.

So quand on lui demande ce que représente cette compétition pour lui, il ne parle pas de lui. Il parle des joueurs. « Mon rôle, c’est de figer ce que les gens oublient trop vite », confie-t-il. « Un regard avant un penalty, une larme après un but. C’est ça, le football. »

Plus qu’un photographe, un témoin

Hosni Manoubi n’est pas accrédité par les grands médias internationaux. Il travaille souvent pour la presse locale, parfois à ses propres frais. Yet son travail circule. Ses photos ont été reprises par des agences étrangères sans toujours que son nom apparaisse. C’est un problème qu’il connaît bien, et qu’il dénonce avec calme mais fermeté.

La reconnaissance tarde. Mais elle vient.

Un responsable à la Fédération Tunisienne de Football a récemment déclaré que « les photographes comme Hosni sont la mémoire vivante du football tunisien. On ne peut pas raconter notre histoire sans eux. »

2026, un rendez-vous personnel

Le Mondial 2026 s’ouvrira en juin dans trois pays simultanément, avec 48 équipes qualifiées pour la première fois de l’histoire. Pour Hosni, c’est plus qu’un événement sportif. C’est l’aboutissement d’une vie passée à regarder les autres jouer. And cette fois, il veut que son nom figure sous chacune de ses images. Pas par ego. Par respect pour ce métier qu’il aime, et pour son père qui l’a aimé avant lui.

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