Mondial 2026 : Harry Kane écrase la Croatie, Ronaldo fait polémique
Le Mondial 2026 a livré ses premiers enseignements ce week-end, et ils sont saisissants. Pendant que l’Angleterre de Harry Kane a régalé face à la Croatie (4-2) dans un match à sens unique, le Portugal a trébuché d’entrée contre une RD Congo arc-boutée sur sa défense. Deux matchs, deux atmosphères radicalement différentes.
Kane, patron de la compétition
Il attendait ce moment depuis trop longtemps. Harry Kane, 30 ans et des poussières de déceptions en compétitions majeures, a enfin montré pourquoi il reste l’un des avant-centres les plus redoutables de la planète. Deux buts, une passe décisive, un pressing constant : l’attaquant de Bayern Munich a tout simplement dominé sa rencontre de la première à la 87e minute, quand il a été remplacé sous une standing ovation. L’Angleterre n’a plus remporté la Coupe du Monde depuis 1966. Soixante ans d’attente. Ce soir-là, ça paraissait presque loin.
Jude Bellingham a ajouté un but somptueux en fin de première période, une frappe enroulée du gauche depuis l’entrée de la surface. La Croatie, pourtant finaliste en 2018, n’a jamais vraiment existé dans cette rencontre. Elle a réduit le score à 3-2 dans le dernier quart d’heure, soulevant un bref espoir, mais Kane a clos le débat dans les arrêts de jeu. Match plié.
Ronaldo sous le feu des critiques
C’est une tout autre histoire qui s’écrit du côté du Portugal. Les Lusitaniens, attendus parmi les prétendants sérieux au titre, ont été tenus en échec 1-1 par la RD Congo, nation qui dispute seulement sa troisième phase finale de Coupe du Monde. Bruno Fernandes a ouvert le score en première période, mais Fiston Mayele a égalisé à l’heure de jeu sur un contre foudroyant.
Cristiano Ronaldo, lui, n’a pas marqué. Il a même semblé déconnecté du collectif portugais pendant de longs moments, réclamant des ballons dans des positions impossibles et montrant des signes évidents d’agacement. À 41 ans, la question de sa légitimité dans ce groupe refait surface avec une brutalité certaine. Sur les réseaux sociaux, les critiques ont fusé. Son entraîneur, lui, a choisi la prudence : « Cristiano reste notre leader, il sera décisif dans ce tournoi, j’en suis convaincu », a déclaré le sélectionneur Roberto Martínez en conférence de presse.
Les surprises du premier tour
Au-delà de ces deux affiches, le premier tour a réservé son lot de surprises. Le Maroc a dominé l’Espagne 2-0 dans un choc des préjugés renversés. Le Sénégal, emmené par Sadio Mané toujours affûté, a écrasé la Suisse 3-0.
Un début de tournoi qui redistribue déjà les cartes.
La suite sera déterminante. L’Angleterre affronte le Panama lors de la deuxième journée, tandis que le Portugal devra impérativement battre le Mexique pour ne pas se retrouver dos au mur. Kane peut dormir tranquille. Ronaldo, beaucoup moins.
