Zelensky et Von der Leyen amants : une intox générée par IA

C’est le genre de rumeur qui circule vite et fait beaucoup de dégâts. Depuis plusieurs jours, des milliers d’internautes partagent sur les réseaux sociaux une affirmation explosive : Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine, et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, seraient amants. La source présentée ? Une interview de l’ancienne porte-parole de la présidence ukrainienne. Le problème, c’est que cette interview n’existe pas.

Une fausse interview qui trompe des milliers de personnes

Le document qui circule se présente comme une retranscription d’un entretien accordé par Iuliia Mendel, ex-porte-parole de Zelensky, à un média ukrainien. Elle y décrirait une relation intime entre les deux dirigeants, avec des détails circonstanciés censés donner du crédit au récit. But les spécialistes en cybersécurité et fact-checking ont rapidement repéré les anomalies. Le texte contient des formulations typiques des contenus générés par intelligence artificielle : répétitions stylistiques, incohérences temporelles, et tournures syntaxiques inhabituelles pour une locutrice native ukrainienne.

Iuliia Mendel elle-même a démenti catégoriquement. Sur son compte X, elle a posté un message sans ambiguïté : « Je n’ai jamais accordé cette interview. Ce texte est un faux intégral. » Son message a été partagé plus de 12 000 fois en moins de 48 heures.

Les outils de détection confirment la fabrication

Plusieurs organisations de vérification des faits européennes, dont des équipes spécialisées dans la désinformation liée au conflit ukrainien, ont soumis le document à des logiciels de détection de contenus générés par IA. Les résultats sont sans appel : le taux de probabilité d’une génération artificielle dépasse 94 % selon deux outils distincts analysés par nos soins.

And ce n’est pas un hasard si cette intox émerge maintenant. Les relations entre Kyiv et Bruxelles sont au cœur des négociations sur le financement militaire et le processus d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne.

Une stratégie de déstabilisation bien rodée

Ce type de désinformation suit un schéma documenté. On fabrique une source apparemment crédible, on lui prête des propos scandaleux, et on laisse les algorithmes faire le reste. « Ces opérations visent à discréditer les dirigeants pro-ukrainiens aux yeux de l’opinion publique occidentale », explique un analyste spécialisé en influence informationnelle au sein d’un think tank bruxellois.

Still, l’efficacité de la manœuvre reste préoccupante. En 72 heures, le contenu a été relayé dans au moins 11 pays différents.

Comment ne pas se faire piéger

Face à ce type de contenu, quelques réflexes simples s’imposent. Vérifier si la source primaire existe réellement, chercher un démenti de la personne citée, et consulter des plateformes de fact-checking reconnues avant de partager. So la vigilance reste le meilleur antidote. La guerre informationnelle ne faiblit pas — et les outils d’IA la rendent chaque jour plus difficile à combattre.

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