Incendies en Grèce : quatrième jour de lutte acharnée autour d’Athènes

Les incendies en Grèce ne donnent toujours pas de répit. Ce lundi matin, des bombardiers d’eau ont décollé aux premières lueurs du jour depuis des bases proches d’Athènes, rejoignant un dispositif de lutte qui mobilise les secours sans interruption depuis quatre jours. Le bilan humain et matériel s’alourdit heure après heure.

Des avions dès l’aube pour contenir les flammes

C’est une course contre la montre qui se joue à quelques dizaines de kilomètres de la capitale grecque. Les équipes au sol, épuisées après plusieurs nuits de combat, ont été appuyées dès lundi par une flotte aérienne renforcée. Selon les autorités, plus de 600 pompiers sont déployés sur le terrain, assistés de 180 véhicules et d’une douzaine d’avions. Les conditions météorologiques restent préoccupantes : des vents atteignant 60 km/h continuent de compliquer les opérations et de raviver des foyers que l’on croyait maîtrisés.

Certaines zones résidentielles en périphérie d’Athènes ont dû être évacuées en urgence dans la nuit de dimanche à lundi. Des habitants décrivent une fumée dense, une visibilité quasi nulle, et la terreur de voir les flammes progresser vers leurs maisons.

Quatre jours d’une bataille épuisante

Depuis jeudi dernier, la Grèce se bat sur plusieurs fronts simultanément. Les incendies ont déjà ravagé des milliers d’hectares de forêts et de maquis autour de la région attique. Et ce n’est pas seulement la végétation qui brûle : des habitations, des exploitations agricoles et des infrastructures ont été touchées. Le gouvernement grec a déclaré l’état d’urgence dans plusieurs municipalités affectées.

Un responsable de la Protection civile grecque a déclaré lundi matin : « Nous faisons face à une situation extrêmement difficile, mais nos équipes tiennent. Nous demandons à la population de respecter scrupuleusement les consignes d’évacuation. »

Une aide européenne en renfort

La Grèce n’affronte pas cette crise seule. Plusieurs pays européens ont répondu à l’appel lancé via le mécanisme de protection civile de l’Union européenne. La France, l’Italie et la Roumanie ont notamment envoyé des avions et des équipes spécialisées. But ces renforts, aussi précieux soient-ils, ne suffisent pas encore à éteindre des incendies alimentés par une sécheresse persistante et des températures qui ont dépassé les 40 degrés la semaine passée.

La Grèce connaît depuis plusieurs années des étés de plus en plus dévastateurs. L’incendie de Mati en 2018 avait fait 102 morts. Chaque saison estivale ravive le même cauchemar.

Les prochaines heures seront décisives

Les météorologues grecs annoncent une légère accalmie des vents pour mardi, ce qui pourrait offrir une fenêtre cruciale aux équipes de secours. Still, personne ne crie victoire. Les pompiers savent que des braises enfouies peuvent se réactiver en quelques minutes si les conditions changent. Les autorités maintiennent les dispositifs d’alerte maximale dans toute la région attique et appellent les citoyens à rester vigilants. La bataille est loin d’être terminée.

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