Netanyahu à l’ONU : « Israël a empêché un génocide, pas commis »

Debout face à l’Assemblée générale des Nations unies jeudi, Benjamin Netanyahu a choisi l’attaque. Le Premier ministre israélien, sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale et de plus en plus isolé diplomatiquement, a rejeté avec force les accusations de génocide visant son pays dans la guerre à Gaza.

« Israël n’a pas commis de génocide. Israël a empêché un génocide », a-t-il martelé, brandissant ce qu’il a présenté comme des preuves des atrocités du Hamas lors de l’attaque du 7 octobre 2023, qui avait fait environ 1 200 morts côté israélien.

Une offensive rhétorique dans un contexte de pression maximale

Le timing n’est pas anodin. Depuis plusieurs jours, les critiques s’accumulent contre Israël, y compris de la part d’alliés traditionnels. Emmanuel Macron a récemment appelé à stopper les livraisons d’armes à Israël, une déclaration qui a provoqué une réponse cinglante de Netanyahu, qualifiant la position française de « honte ».

Au même moment, les violences en Cisjordanie occupée ont fait plus de 700 morts palestiniens depuis le début de l’année, selon l’ONU. Des chiffres que Netanyahu a balayés, accusant ses détracteurs de « réécrire l’histoire ».

« Nous défendons notre existence », a déclaré un porte-parole du gouvernement israélien en marge de l’Assemblée.

Pourtant, rien n’indique que ce discours offensif suffira à inverser la tendance. Avec des négociations pour un cessez-le-feu à Gaza toujours dans l’impasse et des élections israéliennes en approche, Netanyahu joue une partition risquée, sur deux fronts à la fois.

Publications similaires