Frappe russe sur des bus à Kramatorsk : au moins 30 morts
Une frappe russe sur des bus dans la ville de Kramatorsk, dans l’est de l’Ukraine, a fait au moins 30 morts et 18 blessés, selon le parquet régional de Donetsk. L’attaque, survenue jeudi 8 octobre, a touché deux bus en service et un immeuble résidentiel dans une même rue. C’est l’une des attaques les plus meurtrières des dernières semaines en Ukraine.
Une bombe planante, des bus en flammes
Une bombe planante russe a frappé les véhicules, provoquant des incendies. Des photos diffusées sur les réseaux sociaux par le parquet ukrainien montrent des bus en flammes et plusieurs corps floutés au sol. Le bilan s’est alourdi au fil de la journée, passant de 12 morts et 14 blessés à 30 morts et 18 blessés. Le parquet a ouvert une enquête préliminaire pour « crime de guerre ».
Le gouverneur régional a annoncé la suspension des transports publics à Kramatorsk et dans la ville voisine de Sloviansk, évoquant une « nette détérioration de la situation sécuritaire ». Il a par ailleurs appelé les civils à évacuer la région, régulièrement visée par de puissantes bombes planantes russes. Kramatorsk, important centre logistique pour l’armée ukrainienne, est située dans la région de Donetsk, épicentre des combats. L’armée ukrainienne y mène une contre-offensive depuis plusieurs semaines et affirme avoir repris plusieurs kilomètres carrés.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réagi sur X : « Cette frappe ne restera pas sans réponse ». Il a ajouté que « la Russie essaie de détruire toute vie dans le Donbass, et le monde doit répondre – avec une réponse ferme ». L’attaque de Kramatorsk intervient alors que d’autres frappes russes ont eu lieu jeudi à Kiev, faisant trois morts et 13 blessés. La veille, des frappes massives avaient déjà tué 30 personnes dans tout le pays, dont 22 dans un immeuble résidentiel à Prylouky, dans le nord. Cette escalade des frappes russes depuis l’été éclipse les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit, déclenché en 2022 par l’invasion russe de l’Ukraine. En septembre, des émissaires de Donald Trump s’étaient rendus à Kiev et à Moscou pour relancer les négociations, sans aucune avancée à ce stade.
