Les États-Unis envisagent la GBU-43 contre l’Iran, selon CNN

L’armée américaine étudie la possibilité d’utiliser sa bombe conventionnelle la plus puissante, la GBU-43, si Donald Trump ordonne de nouvelles frappes contre l’Iran. C’est ce que rapporte CNN jeudi, citant des responsables proches du dossier. Le scénario envisagé inclut le bombardement d’infrastructures énergétiques et de sites nucléaires iraniens, ce qui constituerait une escalade notable.

Une arme rarement employée

La GBU-43, une bombe à effet de souffle massif, n’a été utilisée qu’une seule fois, en 2017, sous le premier mandat de Donald Trump, contre des positions souterraines du groupe État islamique en Afghanistan. Son acronyme anglais est MOAB, pour Massive Ordnance Air Blast, mais elle est surnommée « mère de toutes les bombes ». Selon une source citée par CNN, le président a demandé que les plans incluent « beaucoup d’infrastructures énergétiques » et prévoient l’usage possible de cette arme.

Une autre source de la chaîne affirme que le recours à la MOAB est « aussi explicitement prévu » dans les options visant les sites nucléaires iraniens, notamment le mont Kolang. Ce lieu, soupçonné d’abriter un complexe nucléaire profondément enfoui en construction depuis plusieurs années, se trouve près de l’ancien complexe de Natanz, bombardé par les États-Unis en juin 2025. Mais des responsables américains doutent de l’intérêt de bombarder de telles cibles avec la MOAB. « Très efficace pour raser de vastes zones mais pas pour grand-chose d’autre », a déclaré l’un d’eux à CNN. Un autre a souligné : « Elle n’a clairement pas été conçue comme une ogive à pénétration profonde. » L’utilisation de cette arme près de zones habitées fait craindre de nombreuses victimes civiles en raison de son effet de souffle.

La semaine dernière, Donald Trump avait exclu d’attaquer l’Iran avant les élections législatives du 3 novembre, difficiles pour le camp républicain. Il avait évoqué des « discussions productives » avec Téhéran. Plusieurs médias américains ont rapporté que la Maison-Blanche a demandé au Pentagone des scénarios pour d’éventuelles frappes contre des cibles iraniennes avant les élections de mi-mandat. Interrogé par l’AFP, le Pentagone n’a pas réagi à ce stade.

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