L’Iran frappe le Koweït et Bahreïn après des raids américains

L’Iran a lancé des frappes ciblées contre des installations militaires au Koweït et à Bahreïn dans la nuit de samedi, marquant une escalade majeure des tensions avec les États-Unis après trois semaines de trêve fragile. Les attaques, qui visaient principalement des bases abritant des forces américaines, constituent une riposte directe aux raids menés par Washington plus tôt cette semaine.

Un retour brutal aux hostilités

Depuis la trêve du 8 avril, les échanges de tirs entre Téhéran et Washington s’étaient considérablement réduits. Mais cette accalmie n’aura duré que 23 jours. Les autorités iraniennes affirment que leurs frappes ont touché au moins quatre sites militaires, dont deux bases aériennes au Koweït et deux installations navales à Bahreïn. Aucun bilan officiel des victimes n’a été communiqué pour l’instant.

Les tensions s’étaient ravivées ces derniers jours autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près de 30% du pétrole mondial. Des navires de guerre américains et iraniens s’y sont dangereusement rapprochés à trois reprises cette semaine.

Les négociations au point mort

Cette nouvelle escalade porte un coup sévère aux pourparlers indirects qui se déroulaient à Oman depuis début avril. „Les discussions étaient déjà compliquées, mais là on repart vraiment de zéro”, a confié un diplomate occidental sous couvert d’anonymat. „Chaque camp durcit sa position.”

Et c’est précisément ce que craignaient les médiateurs régionaux.

Réactions internationales

Le Koweït et Bahreïn ont immédiatement condamné les frappes iraniennes, les qualifiant de „violation flagrante de leur souveraineté”. Le Pentagone n’a pas encore officiellement réagi, mais des sources militaires américaines confirment que plusieurs installations ont été touchées. Les prix du pétrole ont bondi de 4,2% à l’ouverture des marchés asiatiques dimanche.

La question maintenant est de savoir si Washington ripostera. Si tel est le cas, la région risque de s’enfoncer dans un cycle de représailles dont personne ne contrôle vraiment l’issue. Les chancelleries européennes appellent déjà à la retenue, mais leurs voix semblent de plus en plus inaudibles dans ce bras de fer qui s’intensifie jour après jour.

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