Mélenchon 2017 : quatre mises en examen clôturent l’enquête

L’information judiciaire concernant les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon lors de la présidentielle de 2017 s’est refermée sur quatre mises en examen. Cette enquête, ouverte il y a sept ans, visait à déterminer si l’ancien candidat et son équipe avaient établi un système de faux comptes pour contourner les plafonds de dépenses électorales.

Quatre cadres de campagne dans le viseur

Parmi les mis en examen figurent notamment le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon ainsi que trois autres responsables financiers de la campagne présidentielle. Les chefs d’accusation portent sur des soupçons de fraude en bande organisée et de faux et usage de faux. Mais Jean-Luc Mélenchon lui-même n’a pas été mis en examen, ce qui constitue un soulagement pour le leader de La France insoumise.

L’enquête s’était focalisée sur un montant estimé à 435 000 euros de dépenses qui auraient été dissimulées pour rester sous le plafond légal fixé à 16,9 millions d’euros pour le premier tour.

Des pratiques comptables contestées

Les investigations menées par les juges d’instruction ont examiné minutieusement les factures et contrats établis durant la campagne. Les enquêteurs reprochaient à l’équipe d’avoir créé plusieurs micro-partis destinés à diluer les dépenses réelles de campagne. Cette technique aurait permis de présenter des comptes conformes alors que certaines prestations n’auraient pas été correctement comptabilisées.

« L’instruction a permis d’analyser l’ensemble des flux financiers de la campagne présidentielle », a indiqué une source proche du dossier.

Un dossier qui arrive à son terme

La clôture de l’information judiciaire ouvre désormais la voie à un éventuel procès. Le parquet devra se prononcer sur les suites à donner à ce dossier dans les prochains mois. Les quatre personnes mises en examen encourent des peines pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

Cette affaire n’est pas la seule à toucher La France insoumise. D’autres enquêtes concernant des emplois présumés fictifs au Parlement européen ou encore les perquisitions de 2018 au siège du parti restent pendantes. Yet le classement sans suite du dossier pour Jean-Luc Mélenchon personnellement lui permet d’aborder plus sereinement ses futures échéances politiques.

Les avocats des mis en examen n’ont pas souhaité commenter cette décision, préférant attendre les réquisitions du parquet avant de s’exprimer publiquement.

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