Affaire Jubillar : les aveux glaçants de Cédric devant la justice
C’est une phrase qui a figé la salle d’audience. « Il m’a fallu quelques instants pour réaliser que je venais de tuer la mère de mes enfants. » Cédric Jubillar, maçon de 37 ans jugé pour le meurtre de son épouse Delphine, disparue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines dans le Tarn, a finalement livré sa version des faits devant la cour d’assises. Des déclarations qui marquent un tournant majeur dans ce procès très attendu.
Une nuit de décembre qui a tout changé
Delphine Jubillar avait 33 ans quand elle a disparu. Infirmière, mère de deux enfants en bas âge, elle était en instance de divorce avec Cédric. Son corps n’a jamais été retrouvé. Pendant des mois, son mari avait nié toute implication, jouant le rôle du père éploré face aux caméras, lançant des appels à témoins, participant aux recherches. But derrière cette façade, la justice a progressivement construit un dossier à charge.
Placé en détention provisoire en juin 2021, Cédric Jubillar a passé plus de trois ans en prison avant l’ouverture de son procès. Un dossier entièrement à charge construit sur des éléments indirects : relevés téléphoniques, comportement suspect, témoignages contradictoires. Aucune arme. Aucun corps.
Des aveux partiels, une défense en lambeaux
C’est lors de ses déclarations devant la cour que l’accusé a prononcé ces mots dévastateurs. Il a décrit une dispute conjugale qui aurait dégénéré, une violence qu’il dit lui-même ne pas avoir pleinement conscientisée sur le moment. Yet ses explications restent trouées, fragmentaires, et n’ont convaincu ni les parties civiles ni une grande partie des observateurs présents dans la salle.
Ses avocats, Mes Jean-Baptiste Alary et Isabelle Dauriac, s’efforcent de nuancer chaque mot prononcé par leur client, arguant d’un état psychologique dégradé au moment des faits. Still, la famille de Delphine, elle, attend depuis plus de quatre ans de savoir ce qu’il est advenu du corps de la jeune femme. Où se trouve-t-il ? Cette question reste sans réponse.
La douleur d’une famille sans sépulture
« Nous voulons pouvoir lui offrir une tombe, un endroit où aller », a déclaré un proche de Delphine Jubillar à l’issue d’une audience. Une phrase simple, mais d’une violence sourde.
Les parents et la fratrie de Delphine sont présents chaque jour dans cette salle d’audience d’Albi. Ils écoutent. Ils espèrent. Et ils encaissent, mot après mot, les déclarations d’un homme qu’ils accusent de leur avoir volé bien plus qu’une fille ou une sœur.
Un verdict attendu dans les prochains jours
Le procès de Cédric Jubillar doit se tenir sur plusieurs semaines. Les réquisitions du parquet sont attendues avec une tension palpable. L’accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité. So c’est dans ce tribunal d’Albi, sans corps et sans scène de crime identifiée, que la justice devra trancher l’une des affaires criminelles les plus médiatisées de ces dernières années en France.
