Nadav Lapid soutenu par 350 personnalités après une polémique de festival

Plus de 350 cinéastes, écrivains et intellectuels ont signé une tribune en défense du réalisateur israélien Nadav Lapid, visé par des appels au boycott après sa présence dans plusieurs festivals européens. Le texte, publié cette semaine, pose une question simple mais qui divise profondément le monde culturel : peut-on encore inviter un artiste sans que cela soit perçu comme un acte politique ?

Une tribune qui tombe au milieu d’un débat houleux

La polémique a pris de l’ampleur ces dernières semaines. Nadav Lapid, connu notamment pour Synonymes — Ours d’or à Berlin en 2019 — et pour ses prises de position critiques envers le gouvernement Netanyahou, s’est retrouvé au cœur d’une controverse qui dépasse largement sa personne. Des militants pro-palestiniens ont demandé son exclusion de certains événements culturels, au nom de sa nationalité israélienne. Une logique que les signataires de la tribune rejettent fermement.

« Inviter un artiste dans un festival n’est pas l’ériger en ambassadeur culturel », écrivent-ils. C’est là le cœur de leur argument. And it’s one that résonne bien au-delà du cas Lapid.

Qui sont les signataires ?

Parmi les 350 noms figurent des réalisateurs français, des producteurs européens, des critiques de renom et plusieurs figures du cinéma indépendant international. Le texte a circulé rapidement, recueillant des signatures en moins de 72 heures. But ce soutien massif ne signifie pas que le débat est clos — loin de là.

Certains signataires précisent qu’ils ne partagent pas nécessairement toutes les opinions de Lapid, notamment ses déclarations parfois tranchées sur la guerre à Gaza. Yet ils estiment que la liberté de programmation artistique ne doit pas être soumise à des critères de nationalité ou d’appartenance géopolitique.

Une ligne de fracture dans le milieu culturel

La question est devenue une véritable ligne de fracture. D’un côté, ceux qui estiment que l’art ne peut pas être dépolitisé dans un contexte de conflit armé. De l’autre, ceux qui défendent une séparation stricte entre l’œuvre d’un artiste et les actions de son État.

Un directeur de festival, qui a requis l’anonymat, a confié : « On nous demande d’être des juges politiques. Ce n’est pas notre rôle. Notre rôle, c’est de montrer des films. »

Still, plusieurs festivals ont déjà cédé à la pression et retiré des invitations. Le phénomène n’t est pas nouveau — il s’était déjà produit après 2022 avec certains artistes russes — mais il s’intensifie.

Quelle suite pour le débat ?

La tribune devrait être présentée lors de plusieurs rencontres professionnelles au printemps, notamment à Cannes. Ses initiateurs espèrent qu’elle débouchera sur une charte commune adoptée par les grands festivals européens. So the conversation is far from over.

Nadav Lapid, lui, n’a pas encore répondu publiquement à cette mobilisation en sa faveur. Son prochain film est attendu en sélection internationale d’ici la fin de l’année.

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