Ciotti accuse le ministre des transports de menaces et exige sa tête
Éric Ciotti est passé à l’offensive. Le président de l’Union des droites pour la République (UDR) a publiquement accusé Philippe Tabarot, ministre délégué aux Transports, de l’avoir menacé, et réclame désormais sa révocation immédiate du gouvernement Bayrou. Une affaire explosive qui s’invite dans un paysage politique déjà fracturé.
Des accusations directes et sans ambiguïté
C’est via un message posté sur ses réseaux sociaux, suivi d’une prise de parole devant plusieurs journalistes, que Ciotti a choisi de rendre publique cette dispute. Selon lui, Tabarot l’aurait contacté pour lui signifier, de façon comminatoire, qu’il aurait « intérêt à se taire » sur certains dossiers concernant la droite. Des propos que l’élu des Alpes-Maritimes qualifie d’« inacceptables » et d’« indignes d’un membre du gouvernement ». And he didn’t mince his words — il a exigé que le Premier ministre François Bayrou prenne ses responsabilités dans les 48 heures.
Tabarot, de son côté, a catégoriquement démenti avoir proféré la moindre menace. « Je n’ai jamais cherché à intimider qui que ce soit, c’est contraire à ma façon de faire de la politique », a-t-il déclaré à l’entourage du ministère. Mais la version des deux hommes diverge point par point, et personne, pour l’heure, n’est en mesure de trancher.
Une rivalité ancienne à droite
Cette altercation n’est pas tombée du ciel. Ciotti et Tabarot se connaissent bien — trop bien, peut-être. Tous deux issus de la droite niçoise, ils ont longtemps partagé les mêmes cercles politiques avant que leurs trajectoires ne divergent radicalement. Ciotti a choisi le rapprochement avec le Rassemblement national lors des législatives de juin 2024, une décision qui lui a valu d’être évincé de la présidence des Républicains. Tabarot, lui, a opté pour une intégration au gouvernement centriste. So the rift between them runs deep.
Les observateurs politiques notent que cette dispute intervient alors que l’UDR tente de se positionner comme une opposition crédible à droite du spectre, face à un RN qui monopolise l’espace depuis plusieurs mois.
Bayrou sous pression
L’affaire place François Bayrou dans une position délicate. Il compte sur Tabarot pour gérer des dossiers lourds, dont la réforme ferroviaire et les suites chaotiques des Jeux olympiques sur les infrastructures de transport. Perdre un ministre en pleine session parlementaire n’est jamais anodin — encore moins quand le gouvernement ne dispose pas de majorité absolue.
Still, ignorer les accusations de Ciotti comporte aussi ses risques. L’UDR représente un groupe parlementaire d’une vingtaine de députés dont les votes peuvent, selon les textes, faire basculer certains scrutins.
La suite dans les prochains jours
Matignon n’avait pas encore répondu officiellement aux demandes de Ciotti au moment où ces lignes étaient écrites. Une médiation discrète serait en cours selon plusieurs sources parlementaires. But Ciotti a prévenu : il n’entend pas en rester là. L’affaire devrait connaître un nouveau développement d’ici la fin de la semaine.
