Coupe du monde : Messi et l’Argentine écrasent l’Algérie
C’était une rencontre très attendue, presque redoutée. L’Argentine de Lionel Messi n’a laissé aucun doute sur sa supériorité en dominant l’Algérie 4-1 lors d’un match de préparation disputé ce mercredi soir au stade Ahmad Bin Ali de Doha. Une leçon de football, froide et méthodique.
Messi, auteur d’une performance stratosphérique
On savait le numéro 10 argentin en grande forme. Mais là, il a franchement haussé le curseur d’un cran. Messi a inscrit un doublé en première période — une frappe enroulée du gauche à la 18e minute, puis une passe décisive transformée par Lautaro Martínez à la 34e. Et comme si ça ne suffisait pas, il a encore distillé un caviar pour Ángel Di María après la pause. Trois actions directes sur le score. Trois démonstrations d’une classe absolue.
L’Algérie, pourtant vaillante dans les premières minutes, n’a jamais réellement pesé sur la rencontre. Le pressing des Fennecs a fonctionné par séquences, mais dès qu’ils se découvraient, la machine albiceleste s’engouffrait dans les espaces avec une facilité déconcertante.
Une Algérie courageuse mais dépassée
Soyons honnêtes : les hommes de Djamel Belmadi ont essayé. Yacine Brahimi a montré de belles intentions sur le côté gauche, et Islam Slimani a réduit le score à la 67e minute d’une tête piquée qui a fait vibrer le stade. Mais c’était trop peu, trop tard.
Le but de Slimani n’a duré que huit minutes avant que Julián Álvarez n’enfonce le clou avec un quatrième but inscrit d’une frappe sèche des 20 mètres. Score final : 4-1. Sans appel.
« On a vu ce soir la meilleure équipe du monde dans toute sa splendeur, a reconnu un responsable de la fédération algérienne au sortir du vestiaire. Ça fait mal, mais c’est formateur pour nos joueurs. »
L’Argentine, machine bien huilée avant le Mondial
Ce qui frappe avec cette sélection argentine, c’est l’équilibre. Messi brille, oui. Mais derrière lui, Rodrigo De Paul contrôle, Alexis Mac Allister presse, et la défense encaisse peu — seulement 3 buts en 7 matchs de préparation. L’entraîneur Lionel Scaloni a réussi à construire un collectif solide autour de son génie solitaire.
L’Argentine aborde la Coupe du monde avec 12 matchs sans défaite consécutifs. Une série qui parle d’elle-même.
Et maintenant ?
Pour l’Algérie, le chemin reste long. L’équipe devra corriger ses lacunes défensives — cinq occasions franches concédées en première mi-temps, c’est beaucoup trop à ce niveau. Belmadi a du travail.
Pour l’Argentine, en revanche, tout semble en ordre. La Coupe du monde commence dans quelques jours, et Messi, à 35 ans, n’a jamais semblé aussi déterminé à décrocher le seul titre qui manque encore à sa légende. Le monde du football retient son souffle.
