Belgique : violences lors de manifestations lycéennes contre les coupes budgétaires
Pour le troisième jour consécutif, des lycéens et étudiants de Belgique francophone ont manifesté contre les mesures d’économie dans l’enseignement. Les rassemblements de lundi 5 octobre ont été marqués par des violences et des dégradations dans plusieurs villes, avec des dizaines d’arrestations.
Liège, Mons, Charleroi : heurts et dégâts matériels
À Liège, un millier de manifestants se sont répartis en petits groupes très mobiles, se déplaçant d’un établissement à l’autre de manière désorganisée. L’après-midi, la situation a dégénéré : des abribus ont été pris pour cible, des feux de poubelles allumés sur la voie publique. La police a répondu aux jets de pavés et de barrières par du gaz lacrymogène et des canons à eau. Dix-huit policiers ont été légèrement blessés, selon la police locale. Les principales dégradations ont eu lieu sur une place du centre-ville, où de grandes enseignes commerçantes ont fermé leurs portes.
À Mons et Charleroi, dans le sud du pays, le mouvement s’est étendu et des arrestations pour troubles à l’ordre public ont eu lieu. À Hannut, à l’ouest de Liège, un engin pyrotechnique a atterri dans la cour d’une école primaire ; une quinzaine d’enfants ont été touchés par des étincelles et pris en charge par les ambulanciers, selon l’agence Belga. Les lycéens et étudiants se mobilisent d’abord pour soutenir les enseignants, qui dénoncent une réforme de l’enseignement. Parmi les mesures contestées figurent l’augmentation de 10 % de la charge horaire des enseignants du secondaire supérieur sans compensation salariale, un régime de congés maladie moins généreux pour les professeurs statutaires et un resserrement du régime de fin de carrière.
