Coupe du monde 2026 : des journalistes sénégalais bloqués par les visas américains

Des journalistes sénégalais se retrouvent dans l’impossibilité de couvrir la Coupe du monde 2026, prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique. En cause : la politique migratoire américaine, particulièrement restrictive pour les ressortissants africains, qui transforme l’obtention d’un visa en véritable parcours du combattant.

Des dossiers rejetés ou ignorés

Plusieurs correspondants et reporters basés à Dakar ont déposé leurs demandes de visa bien en avance. Certains attendent depuis plus de six mois sans réponse. D’autres ont reçu un refus sec, sans justification claire. Le Sénégal fait partie des nationalités soumises à un examen renforcé par les autorités consulaires américaines, un processus qui peut prendre des mois et qui débouche trop souvent sur un refus.

Le tournoi débutera le 11 juin 2026. Les accréditations presse ont déjà été attribuées par la FIFA. Mais sans visa, ces accréditations ne valent rien.

Un droit à l’information bafoué

Pour beaucoup, c’est une question de principe. Un journaliste sportif de la presse écrite dakaroise, qui préférait garder l’anonymat, résume la situation : « On nous donne le droit de couvrir l’événement sur le papier, mais on nous ferme la porte d’entrée. C’est une forme de censure déguisée. »

And it’s not just an African problem. Des confrères d’autres pays du Sud global — en Asie du Sud-Est, en Afrique de l’Ouest, en Amérique centrale — font face aux mêmes obstacles. But the situation is particularly acute pour les Sénégalais, dont l’équipe nationale est qualifiée pour la compétition et représente l’un des favoris africains.

La liberté de la presse implique aussi la liberté de se déplacer. Sans accès physique aux événements, les médias africains sont condamnés à relayer les images et analyses produites par les grandes chaînes occidentales.

La FIFA interpellée

Des associations de journalistes africains ont commencé à interpeller la FIFA et le comité d’organisation local. Ils réclament qu’une pression diplomatique soit exercée sur Washington pour faciliter l’accès consulaire aux professionnels des médias accrédités. Jusqu’ici, la réponse institutionnelle reste floue.

Un porte-parole d’une fédération africaine de presse a déclaré : « Nous demandons un couloir humanitaire pour les journalistes accrédités. Ce n’est pas acceptable qu’un reporter puisse couvrir une Coupe du monde depuis un studio à Dakar faute de visa. »

Quel avenir pour la couverture africaine du Mondial ?

Still, quelques pistes existent. Certaines rédactions envisagent de dépêcher des pigistes installés en Europe ou aux États-Unis. D’autres misent sur des partenariats avec des médias locaux américains. Yet ces solutions de contournement ne résolvent pas le problème de fond : l’inégalité d’accès à l’information selon l’origine du journaliste.

Avec dix équipes africaines potentiellement qualifiées pour 2026, la question va bien au-delà du Sénégal. Elle pose un problème structurel pour la crédibilité d’une compétition qui se veut mondiale.

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