Coupe du monde 2026 : le sélectionneur norvégien dénonce l’hypocrisie
Ståle Solbakken, le sélectionneur de l’équipe nationale norvégienne, a vertement critiqué ce qu’il considère comme une « hypocrisie générale » autour des questions politiques liées à la Coupe du monde 2026. Ses déclarations interviennent alors que la compétition se prépare à être co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Des critiques ciblées sur le deux poids, deux mesures
Le technicien norvégien n’a pas hésité à pointer les contradictions du monde footballistique. Alors que la Coupe du monde 2022 au Qatar avait suscité d’intenses débats sur les droits humains et les conditions de travail des ouvriers, le tournoi nord-américain de 2026 semble échapper à un examen aussi rigoureux. « On ne peut pas critiquer certains pays pour leurs pratiques et fermer les yeux sur d’autres », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
La Norvège, qui n’a plus participé à une phase finale de Coupe du monde depuis 1998, s’est distinguée ces dernières années par ses prises de position sur les questions éthiques dans le football.
Les États-Unis dans le viseur
Solbakken a particulièrement visé les États-Unis, l’un des trois pays hôtes. Il fait référence aux politiques migratoires controversées et à certaines pratiques internes qui, selon lui, mériteraient le même niveau d’attention que celui accordé au Qatar. But l’UEFA et la FIFA semblent adopter une posture beaucoup plus conciliante cette fois-ci.
« L’hypocrisie, c’est de manifester avec des t-shirts lors d’un Mondial et de rester silencieux lors du suivant », a-t-il ajouté, faisant allusion aux protestations visibles durant le tournoi qatari.
Un débat qui divise le football européen
Les propos du sélectionneur norvégien ne font pas l’unanimité. Plusieurs fédérations européennes ont choisi une approche plus diplomatique concernant la Coupe du monde 2026. Yet Solbakken trouve du soutien auprès de certains acteurs du football scandinave, traditionnellement plus engagés sur les questions sociétales.
La FIFA n’a pas encore réagi officiellement à ces déclarations. L’instance dirigeante du football mondial a toujours défendu son principe selon lequel « le football doit unir, pas diviser ».
Avec 48 équipes participantes pour la première fois en 2026, soit 16 de plus qu’en 2022, le tournoi s’annonce déjà comme le plus grand de l’histoire. Reste à savoir si les questions soulevées par Solbakken trouveront un écho au-delà de la Scandinavie dans les mois précédant la compétition.
