Mondial 2026 : un bilan carbone catastrophique annoncé

Le Mondial 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique, s’annonce comme le plus polluant de l’Histoire du football. Une prédiction qui contredit radicalement les promesses écologiques du dossier de candidature.

Des promesses environnementales brisées

Quand la FIFA a dévoilé le projet en 2018, c’était censé être exemplaire. Le dossier promettait « la Coupe du monde la moins polluante de l’Histoire ». Cinq ans plus tard, la réalité s’annonce tout autre. L’association Sustainable Global Resources (SGR) a calculé que cette édition pourrait générer 92% d’émissions de gaz à effet de serre de plus que la moyenne des décennies précédentes.

Les chiffres donnent le vertige. Et pour cause : jamais une Coupe du monde n’avait présenté un tel défi logistique sur le plan environnemental.

Un continent entier à traverser

Le principal coupable ? Les distances. Les 16 stades retenus sont dispersés du Mexique au Canada, obligeant équipes, officiels et supporters à multiplier les vols intérieurs. Miami-Vancouver représente plus de 4 400 kilomètres. Mexico-Toronto, près de 3 500 kilomètres. Des trajets qui se répéteront tout au long du tournoi.

« On savait que l’empreinte carbone serait importante, mais pas à ce point », reconnaît un responsable de la planification du tournoi. « Le format continental rend impossible toute solution de transport à faible émission. »

Mais ce n’est pas tout. L’extension du tournoi de 32 à 48 équipes participantes ajoute une couche supplémentaire de pollution. Plus d’équipes signifie plus de matchs, plus de déplacements, plus d’infrastructures à mobiliser. Le nombre de rencontres passe de 64 à 104, soit 40 matchs additionnels qui nécessiteront énergie et logistique.

L’aviation, première responsable

L’aviation représentera l’essentiel des émissions. Les analystes de SGR estiment que les vols généreront à eux seuls près de 70% du bilan carbone total de l’événement. Les délégations, journalistes et supporters parcourront des millions de kilomètres en avion.

La FIFA n’a pas encore communiqué son bilan carbone officiel pour 2026. Elle assure néanmoins travailler sur des mesures de compensation, sans préciser lesquelles. Des promesses qui rappellent étrangement celles du dossier de candidature.

Un précédent inquiétant

Cette édition pourrait établir un précédent dangereux pour les futurs grands événements sportifs. Alors que le monde du sport cherche à réduire son empreinte environnementale, le Mondial 2026 prend le chemin inverse. Et ce, au moment où l’urgence climatique n’a jamais été aussi pressante.

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