DGSE en Somalie : l’opération ratée pour libérer un agent des Chabab

C’était une mission secrète qui a tourné au désastre. En Somalie, une unité de commandos français a tenté de libérer un agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) retenu captif par les islamistes shebab — et a échoué. Le récit de cet échec, livré par l’un des membres du commando, révèle les failles d’une opération menée dans des conditions extrêmes, dans l’un des territoires les plus dangereux au monde.

Une mission lancée en urgence

L’agent de la DGSE avait été capturé dans le centre du pays, dans une zone contrôlée par les Chabab depuis plusieurs années. Les services français avaient localisé sa position grâce à des informations recoupées sur plusieurs semaines. Le feu vert pour l’intervention a été donné depuis Paris, avec une fenêtre d’action extrêmement réduite — moins de 48 heures selon les informations disponibles. Trop peu, estiment aujourd’hui certains membres de l’équipe.

Le commando, composé d’une quinzaine d’hommes, a été hélitreuillé de nuit à environ 12 kilomètres du site présumé de détention. But the operation went wrong almost immediately. Les insurgés avaient été alertés — comment, cela reste encore flou — et avaient déplacé le prisonnier avant l’arrivée des forces françaises.

Le témoignage du commando

« On est arrivés sur place et il n’y avait plus personne. Juste des traces, du matériel abandonné à la hâte, et des signes que quelqu’un avait bien été retenu là », a confié l’un des membres du commando, sous couvert d’anonymat. Son récit est celui d’une frustration profonde, mais aussi d’une colère froide contre ce qu’il décrit comme un déficit de renseignement en temps réel.

Le groupe a essuyé des tirs en se repliant vers le point d’extraction. Deux commandos ont été blessés, dont un grièvement. L’évacuation médicale a duré plus de trois heures dans des conditions chaotiques.

Un silence officiel pesant

Du côté français, c’est le silence. Le ministère des Armées et la DGSE n’ont fait aucune déclaration publique sur cet épisode. C’est la règle dans ce type d’opérations clandestines. Yet the story leaked. Des sources proches des services ont confirmé les grandes lignes de l’échec à plusieurs médias, dont Le Monde.

La France mène depuis des années des opérations discrètes en Afrique de l’Est, souvent en coordination avec des partenaires régionaux ou avec l’AMISOM, la force africaine déployée en Somalie. Ces missions restent rarement connues du grand public.

Quel avenir pour l’agent captif ?

L’agent de la DGSE serait toujours détenu par les Chabab. Sa situation est jugée préoccupante. Les négociations, si elles existent, se déroulent loin des caméras.

Ce nouvel échec relance une question lancinante : la France a-t-elle les moyens — humains, technologiques, diplomatiques — de gérer ce type de crise en territoire hostile ? La réponse, pour l’instant, reste suspendue dans l’ombre.

Publications similaires