Élections sénatoriales en Côte-d’Or : LFI dévoile ses candidats
La France insoumise (LFI) a officiellement présenté ses candidats pour les élections sénatoriales de Côte-d’Or, un scrutin qui se tiendra le 28 septembre prochain. Le mouvement de gauche radicale entend peser sur ce département traditionnellement ancré à droite, en proposant une alternative claire aux sortants.
Des candidats engagés sur le terrain
LFI aligne une liste composée de militants locaux, bien implantés dans le tissu associatif et syndical du département. Parmi eux, des figures connues des mobilisations sociales dijonnaises, notamment celles liées aux réformes des retraites de 2023. Le mouvement insiste sur leur ancrage de terrain, loin des cercles traditionnels du pouvoir sénatorial. And c’est précisément ce profil « hors système » que LFI veut mettre en avant.
Le parti compte sur une mobilisation des grands électeurs acquis à la gauche — conseillers municipaux, délégués communautaires — dans les grandes villes du département comme Dijon, Beaune et Chenôve. Mais la tâche s’annonce difficile. La Côte-d’Or compte environ 1 400 grands électeurs, et la droite y reste dominante depuis plusieurs décennies.
Un contexte politique sous haute tension
Ces sénatoriales interviennent dans un climat politique particulièrement agité. Après les turbulences de l’Assemblée nationale et les tensions internes à la gauche entre LFI, le PS et les Verts, le scrutin du 28 septembre sera un test de cohésion pour le camp progressiste. Yet LFI a choisi de partir seul, sans accord d’union avec les autres composantes du Nouveau Front populaire dans ce département.
C’est un choix assumé. « Nous ne pouvons pas faire comme si nos désaccords programmatiques n’existaient pas. Nos candidats portent un projet clairement insoumis, pas un compromis mou », a déclaré un responsable fédéral du parti en Côte-d’Or.
Quelles chances réelles pour LFI ?
Soyons honnêtes : décrocher un siège au Sénat en Côte-d’Or relève du défi. Les deux sièges du département sont actuellement détenus par des élus de droite. LFI n’a jamais remporté de siège sénatorial dans ce territoire. Still, le mouvement estime que la dynamique nationale joue en sa faveur, avec une gauche revigorée après les législatives de juin 2024.
Le parti espère au moins franchir la barre symbolique des 10 % des suffrages exprimés, ce qui lui permettrait de peser dans les négociations politiques locales pour les prochaines échéances.
Et maintenant ?
La campagne officielle débutera dans les prochaines semaines, avec des réunions publiques prévues à Dijon et dans plusieurs petites communes rurales du nord du département. LFI mise sur les réseaux sociaux et les contacts directs avec les grands électeurs pour compenser son manque de relais institutionnels.
Le 28 septembre dira si le vent du changement souffle jusqu’aux couloirs feutrés du Palais du Luxembourg.
