Sophia Chikirou condamnée à 8 000 euros d’amende pour vol
La députée de La France insoumise Sophia Chikirou a été condamnée jeudi par le tribunal correctionnel de Paris à 8 000 euros d’amende, dont 4 000 euros avec sursis, pour vol de chèques. L’élue de Paris a toutefois été relaxée du chef d’escroquerie qui pesait également sur elle dans cette affaire remontant à 2016.
Une affaire qui remonte à huit ans
Les faits reprochés à la députée datent de juillet 2016. Sophia Chikirou, alors directrice de la communication de Jean-Luc Mélenchon pendant la campagne présidentielle de 2017, avait dérobé trois chèques d’un montant total de 13 500 euros dans le bureau d’un responsable associatif. Elle avait ensuite encaissé ces chèques sur son compte bancaire personnel.
C’est une condamnation en demi-teinte.
Relaxe partielle et décision nuancée
Si le tribunal a reconnu la culpabilité de la députée LFI pour le vol des chèques, il l’a en revanche relaxée du délit d’escroquerie. Cette distinction juridique s’avère importante dans la qualification des faits. Le parquet avait initialement requis une peine plus lourde, mais les juges ont choisi une sanction plus mesurée en accordant un sursis pour la moitié de l’amende.
Sophia Chikirou, élue en 2022 dans la 9e circonscription de Paris, n’a pas souhaité faire de déclaration immédiatement après le verdict. Son avocat a simplement indiqué que „la décision serait étudiée attentivement avant d’envisager un éventuel appel”.
Des conséquences politiques incertaines
Cette condamnation intervient dans un contexte déjà tendu pour La France insoumise, régulièrement au centre de polémiques. But la sanction prononcée n’entraîne pas d’inéligibilité automatique pour la députée. Le tribunal n’a en effet pas assorti sa décision d’une peine complémentaire de privation des droits civiques.
Au sein du groupe LFI à l’Assemblée nationale, on refuse pour l’instant de commenter cette affaire judiciaire. Les responsables du mouvement attendent de connaître la décision finale de l’élue concernant un éventuel appel avant de se prononcer officiellement sur les suites à donner.
L’affaire rappelle que plusieurs figures politiques ont été confrontées ces dernières années à des démêlés judiciaires, qu’ils soient élus locaux ou nationaux. La question de l’exemplarité des responsables politiques reste un sujet sensible dans l’opinion publique. Pour Sophia Chikirou, la page judiciaire pourrait ne pas être définitivement tournée si elle décide de faire appel de cette condamnation à 8 000 euros d’amende.
