Sophia Chikirou condamnée à 8 000 euros d’amende pour vol
La députée de La France insoumise Sophia Chikirou a été condamnée mercredi par le tribunal correctionnel de Paris à 8 000 euros d’amende, dont 4 000 euros avec sursis, pour vol de chèques. L’élue parisienne a toutefois été relaxée du chef d’escroquerie, une décision contrastée qui met fin à une affaire judiciaire remontant à 2018.
Les faits reprochés à l’élue LFI
L’affaire remonte à février 2018. Sophia Chikirou était alors accusée d’avoir dérobé un chéquier appartenant à une militante de La France insoumise et d’avoir émis plusieurs chèques pour un montant total de 16 000 euros. Ces chèques avaient été encaissés sur son compte personnel, selon l’accusation.
La militante victime du vol avait déposé plainte après avoir découvert les prélèvements suspects sur son compte bancaire. L’enquête avait rapidement établi que les chèques portaient la signature de Sophia Chikirou, qui occupait alors un poste de porte-parole au sein du mouvement de Jean-Luc Mélenchon.
Une relaxe partielle qui divise
Si le tribunal a reconnu la culpabilité de la députée pour le vol des chèques, il l’a en revanche relaxée pour escroquerie. Cette distinction juridique s’avère cruciale. Le vol de chèques constitue en effet une infraction moins grave que l’escroquerie, qui suppose une volonté délibérée de tromper la victime pour obtenir un avantage financier.
„Le tribunal a considéré que les éléments constitutifs de l’escroquerie n’étaient pas suffisamment établis”, a expliqué une source proche du dossier. La condamnation avec sursis partiel témoigne d’une volonté d’adaptation de la peine aux circonstances de l’affaire.
Des conséquences politiques limitées
Cette condamnation n’empêchera pas Sophia Chikirou de poursuivre son mandat de députée. La peine prononcée ne comporte pas d’inéligibilité, ce qui lui permet de conserver son siège à l’Assemblée nationale. L’élue, qui s’était fait connaître comme directrice de communication de Jean-Luc Mélenchon lors de la présidentielle de 2017, n’a pas encore réagi publiquement à cette décision.
But la question d’un éventuel appel reste ouverte. La défense de la députée dispose d’un délai de dix jours pour faire appel de cette condamnation. De son côté, le parquet peut également décider de contester la relaxe partielle s’il estime que l’escroquerie aurait dû être retenue.
Cette affaire s’ajoute à la liste des déboires judiciaires qui ont touché plusieurs élus de La France insoumise ces dernières années, alimentant les critiques de leurs adversaires politiques sur la nécessité d’une exemplarité accrue des responsables publics.
