Feux de forêt incendie

Incendies et sécheresse : l’Europe suffoque sous la canicule

L’Europe n’en finit plus de brûler. Lundi, alors que le mercure continuait de battre des records sur une bonne partie du continent, les incendies se multipliaient en Grèce et en France, tandis que l’Angleterre et le Pays de Galles confirmaient avoir vécu le mois de juillet le plus sec de leur histoire.

Athènes encerclée par les flammes

Depuis quatre jours, les incendies font rage dans les collines boisées qui entourent la capitale grecque. Les quartiers nord d’Athènes sont directement menacés, et des milliers d’habitants ont dû être évacués en urgence. Les pompiers grecs, épuisés, luttent sur plusieurs fronts simultanément avec l’appui de Canadair venus de pays voisins. La chaleur, qui dépasse les 40 degrés dans certaines zones, rend la progression des équipes extrêmement difficile. Et le vent ne fait qu’aggraver les choses, attisant les brasiers et compliquant les largages d’eau.

« Nous faisons face à des conditions exceptionnelles. Les équipes sont mobilisées vingt-quatre heures sur vingt-quatre », a déclaré un porte-parole de la protection civile grecque.

Le Var toujours sous pression

En France, c’est dans le département du Var que la situation reste la plus préoccupante. Les pompiers s’efforçaient encore lundi de maîtriser un incendie qui a déjà ravagé plusieurs centaines d’hectares de végétation desséchée. Des renforts venus d’autres régions ont été dépêchés sur place. But le manque de pluie depuis des semaines a transformé la garrigue en véritable poudre à canon. Les autorités locales ont interdit l’accès à plusieurs zones forestières et appelé la population à la plus grande vigilance.

La France a déjà connu, cet été, des incendies dévastateurs dans les Landes et en Gironde, où plus de 20 000 hectares sont partis en fumée.

Un juillet historiquement sec en Grande-Bretagne

De l’autre côté de la Manche, les chiffres donnent le vertige. L’Angleterre et le Pays de Galles ont officiellement enregistré leur mois de juillet le plus sec depuis que les relevés météorologiques existent, avec à peine 23,1 millimètres de pluie en moyenne — soit moins d’un tiers des précipitations habituelles pour ce mois. Des restrictions d’usage de l’eau sont déjà en vigueur dans plusieurs comtés, et les autorités évoquent un possible état de sécheresse officiel dans les prochaines semaines.

Yet ce n’est pas uniquement un problème britannique. La sécheresse touche en réalité une grande partie de l’Europe occidentale, des Pays-Bas à l’Espagne, en passant par l’Italie du Nord où le niveau du Pô atteint des niveaux historiquement bas.

Que peut-on attendre des prochains jours ?

Les prévisions météorologiques n’offrent guère de répit. Les modèles annoncent des températures toujours au-dessus des normales saisonnières jusqu’à la fin de la semaine sur une grande partie du continent, avec peu de précipitations en vue. So les pompiers, les agriculteurs et les gestionnaires de réseaux d’eau vont devoir tenir encore quelques jours. Les scientifiques, eux, sont formels : ces épisodes extrêmes, directement liés au changement climatique, vont se répéter — et s’intensifier.

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