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Politique migratoire en Suède : le Parlement vote un nouveau durcissement

La Suède a franchi un nouveau cap dans la restriction de l’immigration. Le Parlement suédois, le Riksdag, a adopté cette semaine un ensemble de mesures visant à rendre encore plus difficile l’accès au territoire et au séjour permanent pour les ressortissants étrangers. Un tournant qui illustre la transformation radicale d’un pays longtemps considéré comme un modèle d’accueil en Europe.

Des mesures concrètes et immédiates

Parmi les dispositions adoptées, le relèvement du seuil de revenus exigé pour le regroupement familial, désormais fixé à environ 27 000 couronnes suédoises par mois, soit près de 2 400 euros. Le texte prévoit aussi un allongement de la durée de résidence requise avant d’obtenir un titre de séjour permanent, passant de trois à cinq ans dans la plupart des cas. And pour les demandeurs d’asile déboutés, les délais d’expulsion seront considérablement raccourcis.

Ces réformes s’inscrivent dans une tendance amorcée dès 2015, quand la Suède avait accueilli plus de 160 000 demandeurs d’asile en une seule année — un record absolu pour ce pays de dix millions d’habitants.

Un virage politique assumé

C’est le gouvernement du Premier ministre Ulf Kristersson, au pouvoir depuis 2022 et soutenu par les Démocrates de Suède, parti d’extrême droite, qui pilote cette transformation législative. But ce durcissement n’est pas uniquement le fait de la droite. Même les sociaux-démocrates, longtemps défenseurs d’une politique généreuse, ont ces dernières années renforcé leur discours sur la nécessité de « contrôler les flux ».

« La Suède doit être un pays attractif pour ceux qui contribuent à notre économie, mais nous ne pouvons pas continuer à accueillir sans conditions », a déclaré un porte-parole du ministère de la Migration lors de l’annonce du vote.

Une société divisée face aux réformes

Yet toutes les voix ne sont pas à l’unisson. Des organisations humanitaires comme Amnesty International Suède dénoncent des mesures qui, selon elles, violent les obligations internationales du pays en matière de droit d’asile. Certains économistes, eux, s’inquiètent d’une pénurie de main-d’œuvre dans des secteurs comme la santé ou la construction, déjà sous tension.

La société suédoise reste profondément divisée sur ces questions. Les sondages montrent que si une majorité soutient un meilleur contrôle des frontières, une part significative de la population juge les nouvelles mesures trop sévères.

Quel avenir pour le modèle suédois ?

So que reste-t-il du fameux « modèle suédois » d’intégration ? Difficile à dire. Still, la Suède n’est pas seule dans cette direction : le Danemark, les Pays-Bas et l’Allemagne ont tous durci leur législation ces dernières années.

Les nouvelles règles entreront progressivement en vigueur d’ici la fin de l’année 2025. Les associations prévoient de contester certaines dispositions devant les tribunaux administratifs. Le débat, lui, est loin d’être clos.

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