Tour de France : Tim Merlier s’offre un troisième succès à Chalon-sur-Saône
Tim Merlier est décidément l’homme des sprints de ce Tour de France 2025. Le Belge de l’équipe Soudal-Quick Step a remporté jeudi la douzième étape au terme d’une arrivée disputée à Chalon-sur-Saône, décrochant ainsi sa troisième victoire d’étape dans cette 113e édition de la Grande Boucle. Un triplé qui confirme sa domination absolue dans les arrivées au sprint depuis le début de la course.
Un sprint maîtrisé de bout en bout
La journée s’annonçait pourtant compliquée. Les 178 kilomètres reliant le départ à l’arrivée en Bourgogne ont été marqués par des tentatives d’échappée répétées, mais le peloton n’a jamais vraiment laissé filer les audacieux. À trois kilomètres de la ligne, la mécanique Soudal-Quick Step s’est mise en marche avec une précision chirurgicale. Merlier, placé à la perfection dans la roue de ses équipiers, a déclenché son sprint à 250 mètres du but. Personne n’a pu lui répondre.
Il a franchi la ligne avec une longueur d’avance sur ses rivaux, les bras levés, la bouche ouverte. Sa joie était visible à des kilomètres à la ronde.
Pogacar toujours souverain en jaune
Au classement général, rien n’a changé — ou presque. Tadej Pogacar conserve le maillot jaune avec une avance confortable de 3 minutes et 36 secondes sur le Danois Jonas Vingegaard, son éternel rival. Le Belge Remco Evenepoel, lui, pointe à 4 minutes et 6 secondes du Slovène. Le trio de tête reste figé, comme si personne n’osait encore bousculer l’ordre établi par le champion en titre.
Mais les Alpes approchent. Et dans les cols, tout peut basculer.
Merlier, un sprinteur au-dessus du lot
Avec trois étapes remportées en douze jours, Tim Merlier s’impose comme le sprinteur référence de ce Tour. Il avait déjà brillé lors des premières semaines, mais ce troisième succès consécutif dans les arrivées groupées lui donne une dimension supplémentaire. « Tim est actuellement le meilleur sprinteur du monde sur ce Tour, et ses coéquipiers font un travail remarquable pour le placer », a déclaré un responsable de l’organisation de l’étape présent à l’arrivée.
À 32 ans, le natif de Gand semble avoir trouvé une forme de sérénité dans l’exercice du sprint. Moins impulsif qu’il y a quelques années, plus patient, plus efficace. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : trois victoires, zéro défaite dans les arrivées au sprint depuis Paris.
La suite : cap sur les Alpes
Le Tour de France quitte désormais la Bourgogne et ses routes plates pour se diriger vers un terrain autrement plus sélectif. Les prochaines étapes de montagne promettent de redistribuer les cartes dans la bataille pour le maillot jaune. Vingegaard et Evenepoel n’ont pas dit leur dernier mot, et Pogacar sait qu’il devra défendre chaque seconde d’avance dans les pourcentages alpins. Pour Merlier, en revanche, les jours de gloire dans les sprints sont probablement comptés — du moins jusqu’aux prochaines étapes plates. Il en a profité. Pleinement.
