Trésor de Vix : le célèbre collier en or celte volé en Bourgogne
C’est un vol qui stupéfie le monde de l’archéologie. Le collier en or du trésor de Vix, chef-d’œuvre de la civilisation celte datant du VIe siècle avant notre ère, a été dérobé au musée du Pays Châtillonnais, à Châtillon-sur-Seine, dans le département de la Côte-d’Or. La pièce, d’une valeur inestimable, était l’attraction centrale du musée depuis des décennies.
Un joyau archéologique hors du commun
Le trésor de Vix avait été mis au jour en 1953 lors de fouilles menées au pied du mont Lassois, près du village de Vix. La tombe d’une princesse celte — surnommée depuis « la dame de Vix » — avait livré un ensemble exceptionnel d’objets funéraires, dont un cratère en bronze de 208 litres, le plus grand vase grec en bronze jamais retrouvé intact. Mais c’est le collier en or massif, pesant environ 480 grammes, qui symbolise à lui seul tout le raffinement de l’orfèvrerie celte. Ses extrémités en forme de petits chevaux ailés sont uniques au monde.
Le bijou est irremplaçable. Point à la ligne.
Les circonstances du vol encore floues
Le vol aurait été commis dans la nuit. Les autorités n’ont pas encore précisé comment les voleurs ont réussi à contourner le système de sécurité du musée. Une enquête a été confiée à la brigade de répression du banditisme, et l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) a été immédiatement saisi. « Toutes les ressources disponibles sont mobilisées pour retrouver cette pièce », a déclaré un responsable de la gendarmerie locale, sans donner davantage de détails sur l’avancée des investigations.
Des caméras de surveillance équipaient bien le bâtiment, mais les enquêteurs n’ont pas encore confirmé si les images permettent d’identifier les auteurs. And yet, ce type de vol ciblé, portant sur une pièce aussi identifiable, laisse penser à certains spécialistes qu’il pourrait s’agir d’une commande destinée à un collectionneur privé opérant hors des circuits légaux.
Un patrimoine national en danger
Ce n’est pas la première fois qu’un musée régional français se retrouve dans la ligne de mire de voleurs spécialisés. But les moyens alloués à la sécurisation des collections de province restent souvent insuffisants face aux risques réels. En 2021, le musée d’Arles avait subi un vol similaire, et plusieurs institutions de taille modeste avouent en privé ne pas disposer des budgets nécessaires pour moderniser leurs systèmes de protection.
Le ministère de la Culture a fait savoir qu’il suivait l’affaire « avec la plus grande attention » et qu’un bilan des dispositifs de sécurité dans les musées labellisés allait être engagé dans les prochaines semaines. So the question remains entière : combien de trésors similaires sont-ils encore exposés sans protection suffisante dans nos musées de territoire ?
En attendant, la vitrine vide du musée de Châtillon-sur-Seine raconte, mieux que n’importe quel discours, l’urgence de la situation.
