Vague de chaleur en France : 39 °C à Paris et plus de 40 °C dans le Sud
La France suffoque. Une nouvelle vague de chaleur s’abat sur le pays ce week-end, avec des températures qui ont atteint 39 °C à Paris et franchi la barre des 40 °C dans plusieurs départements du Sud. Météo-France a placé 31 départements en vigilance orange, et les autorités sanitaires tirent la sonnette d’alarme.
Des records qui tombent les uns après les autres
À Toulouse, le thermomètre a grimpé jusqu’à 41,3 °C samedi après-midi. À Montpellier, 42 °C ont été relevés en fin de journée, un chiffre qui dépasse les normales saisonnières de près de 10 degrés. Même la Bretagne, habituellement épargnée, a enregistré 34 °C à Rennes. C’est dire l’ampleur du phénomène.
Paris, elle, a tutoyé les 39 °C dans plusieurs arrondissements, rendant les nuits presque irrespirables avec des minimales qui n’ont pas descendu sous les 24 °C. Les stations de métro se sont transformées en fournaises, certaines affichant plus de 40 °C en sous-sol.
Le système de santé sous tension
Les services d’urgences ont vu affluer les cas de déshydratation et d’insolation dès vendredi soir. Santé publique France a recensé une hausse de 18 % des appels au 15 sur l’ensemble du territoire. Les personnes âgées, les nourrissons et les travailleurs en extérieur restent les plus vulnérables.
« Nous demandons à la population de ne pas sortir entre 12h et 18h, de s’hydrater régulièrement et de donner de ses nouvelles aux personnes isolées », a déclaré un porte-parole du ministère de la Santé lors d’un point presse samedi matin. Des centres de rafraîchissement ont été ouverts dans la plupart des grandes villes.
But les gestes de prévention restent insuffisamment appliqués. Des plages bondées, des terrasses combles en plein soleil : la vigilance ne semble pas au rendez-vous pour tout le monde.
Un épisode qui interroge sur le long terme
Ce n’est pas le premier coup de chaud de l’été. La France avait déjà connu deux épisodes caniculaires en juin et en juillet, une accumulation inédite depuis les relevés météorologiques modernes. Les climatologues rappellent que ce type d’événement, autrefois exceptionnel, tend à devenir la norme.
Les forêts, déjà fragilisées, sont en état d’alerte maximale. Quelque 2 400 hectares ont brûlé dans le Var depuis le début de la semaine, et les pompiers craignent que les vents prévus dimanche ne compliquent encore la situation.
Still, certains élus locaux réclament des mesures structurelles plutôt que des réponses au coup par coup : davantage d’espaces verts urbains, des bâtiments publics climatisés accessibles à tous, et une refonte des plans de prévention.
Quand la chaleur se dissipera-t-elle ?
Météo-France prévoit une accalmie à partir de mardi, avec l’arrivée d’une dépression atlantique qui devrait faire chuter les températures de 8 à 10 degrés en quarante-huit heures. Mais pour l’heure, le pays doit encore tenir deux journées éprouvantes. Et l’automne semble très loin.
