Affaire Lyhanna : Barella signalé par un organisme américain avant les faits
Un signalement américain, ignoré. C’est l’un des éléments les plus troublants qui émergent dans l’affaire Lyhanna, du nom de cette petite fille assassinée dans le Var. Jérôme Barella, mis en cause dans ce dossier, avait été signalé aux autorités françaises par le NCMEC — le National Center for Missing and Exploited Children — un organisme américain spécialisé dans la lutte contre la pédocriminalité. Ce signalement, transmis à la police française, n’a pas conduit à une intervention avant le drame.
Un signalement transmis, une alerte manquée
Le NCMEC avait détecté des contenus suspects liés à Jérôme Barella et avait, comme le veut la procédure, alerté les autorités compétentes en France. C’est une pratique courante : l’organisme américain transmet chaque année des milliers de signalements à Europol et aux polices nationales européennes. En France, c’est l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) qui reçoit généralement ce type d’alerte. Mais dans ce cas précis, les suites données à ce signalement restent au cœur des interrogations judiciaires.
Still, on ne sait pas encore avec précision à quelle date ce signalement a été reçu, ni quelles démarches ont exactement été entreprises en réponse. L’enquête devra établir si un manquement procédural a eu lieu, et à quel niveau.
Ce que révèle le profil de Barella
Jérôme Barella, 44 ans au moment des faits, résidait dans le département du Var. Il n’avait, selon les éléments rendus publics jusqu’ici, aucun antécédent judiciaire connu pour des faits similaires en France. Yet le signalement américain suggère que son comportement en ligne avait déjà attiré l’attention d’analystes spécialisés, probablement en lien avec des plateformes numériques surveillées par les autorités américaines.
C’est précisément ce paradoxe qui choque : un homme sur le radar d’un organisme international, mais libre de ses mouvements sur le territoire français.
La famille et l’opinion publique sous le choc
« Nous réclamons des explications claires sur ce qui a été fait — ou pas fait — après ce signalement », a déclaré un proche de la famille de Lyhanna, cité par plusieurs médias régionaux. And cette question résonne bien au-delà du seul cercle familial. Sur les réseaux sociaux, la colère est palpable, alimentée par le sentiment que le système a failli à protéger une enfant.
Depuis plusieurs jours, des dizaines de personnes se sont rassemblées devant la mairie du village où vivait la petite fille, qui avait tout juste 4 ans.
Une instruction judiciaire sous haute tension
Le parquet de Draguignan a ouvert une information judiciaire. Les magistrats instructeurs devront notamment reconstituer la chaîne de traitement du signalement américain — de sa réception à son éventuel classement. So c’est toute la question de la coordination entre organismes internationaux et forces de l’ordre françaises qui se retrouve sur la table. Un audit interne serait en cours au sein des services concernés, selon une source proche du dossier. Les résultats ne sont pas attendus avant plusieurs semaines.
