Paraguay – France : qui sont ces Guaranis qui ont fait trembler l’Allemagne ?
Ils ont mis fin au rêve allemand. Le Paraguay, futur adversaire de l’équipe de France en quarts de finale, a réalisé l’un des exploits les plus retentissants de ce tournoi en éliminant la Mannschaft aux 16es de finale. Résultat : un jour férié décrété dans tout le pays, des milliers de personnes dans les rues d’Asunción, et un sélectionneur qui n’a pas hésité à qualifier ses joueurs de « légendes ». Les Bleus sont prévenus.
Un exploit qui a mis le Paraguay à l’arrêt
La victoire face à l’Allemagne, acquise au terme d’un match âpre et tendu, a littéralement paralysé le Paraguay. Le gouvernement a décrété une journée chômée le lendemain du match, une décision rarissime pour un événement sportif. Dans les rues d’Asunción, ils étaient plus de 200 000 à fêter l’événement selon les autorités locales, klaxons, drapeaux rouge et blanc, feux d’artifice. Une ferveur populaire qui rappelle que le football n’est pas qu’un sport dans ce pays de 7,5 millions d’habitants — c’est une religion.
La « garra guarani », bien plus qu’un slogan
Pour comprendre le Paraguay, il faut comprendre ce concept. La garra guarani — littéralement « la griffe guaranie » — c’est cet état d’esprit combatif, cette hargne viscérale que les joueurs paraguayens portent en eux depuis les premières minutes jusqu’aux dernières secondes. Pas de relâchement, jamais. Contre l’Allemagne, les Paraguayens ont encaissé l’ouverture du score avant de renverser la tendance grâce à deux buts inscrits en seconde période. « Cette équipe ne sait pas ce que c’est que d’abandonner », a déclaré le sélectionneur paraguayen en conférence de presse.
Et c’est précisément ça qui devrait inquiéter le staff français.
Une équipe construite sur le collectif, pas les stars
Le Paraguay n’a pas de Mbappe, pas de joueur capable d’un éclair individuel qui change un match à lui seul. Mais ce n’est pas ce qu’ils cherchent. Leur force réside dans un bloc défensif très bas, une organisation sans failles et une capacité à frapper vite en contre-attaque. Leur attaquant le plus prolifique lors de ce tournoi a inscrit 3 buts en 4 matchs — des statistiques modestes sur le papier, mais dans un schéma collectif parfaitement huilé. L’Allemagne, pourtant habituée aux matches à enjeux, n’a pas trouvé la clé.
Les Bleus ne devront pas sous-estimer l’adversaire
L’équipe de France aborde ce quart de finale avec le statut de grande favorite, et c’est exactement la configuration dans laquelle le Paraguay se révèle le plus dangereux. Jouer sans pression, avec l’énergie d’un peuple entier derrière eux, face à une équipe attendue au tournant — c’est leur terrain de jeu favori. Didier Deschamps le sait pertinemment : « On respecte tous les adversaires, et le Paraguay mérite tout notre respect. » Une déclaration prudente, peut-être un poil trop diplomatique. Sur le terrain, la garra guarani ne fait pas dans la diplomatie.
