Graphiques boursiers

Investissement des entreprises françaises plombé par l’incertitude politique

L’incertitude politique qui a secoué la France ces derniers mois a laissé des traces visibles dans les carnets de commandes et les bilans des entreprises. Selon un nouveau flash conjoncture publié par la Direction générale du Trésor, l’instabilité gouvernementale a pesé concrètement sur les décisions d’investissement du secteur privé, fragilisant une reprise économique déjà poussive.

Un climat des affaires durablement perturbé

Les chiffres sont parlants. L’investissement des entreprises non financières a reculé de 0,6 % au troisième trimestre 2024, une contraction que les économistes du Trésor attribuent en partie aux turbulences politiques de l’été et de l’automne. La dissolution de l’Assemblée nationale en juin, suivie de semaines de négociations pour former un gouvernement, a créé un vide décisionnel que les chefs d’entreprise n’ont pas tardé à ressentir. And it’s not just a feeling — les enquêtes de conjoncture menées auprès des directeurs financiers montrent une nette dégradation de la confiance entre juillet et octobre.

Les PME ont été particulièrement touchées. Sans la surface financière des grands groupes pour absorber les chocs, beaucoup ont préféré repousser leurs projets d’expansion ou de modernisation de leurs outils de production.

Le Trésor pointe un effet « attentisme »

Dans son analyse, la Direction générale du Trésor identifie ce qu’elle nomme un effet d’attentisme. Les entreprises, face à l’incapacité à anticiper la politique fiscale et réglementaire du prochain gouvernement, ont gelé leurs engagements à moyen terme. « Quand on ne sait pas si les règles du jeu vont changer dans six mois, on ne signe pas de gros contrats », résume un analyste économique proche du dossier. C’est aussi simple que ça.

Still, tous les secteurs n’ont pas été touchés à la même enseigne. L’industrie manufacturière et la construction ont enregistré les baisses les plus marquées, avec respectivement -1,2 % et -0,9 % sur la période. Le secteur des services, en revanche, a mieux résisté grâce à une demande intérieure qui s’est maintenue à flot.

Une consommation des ménages qui amortit le choc

Bonne nouvelle relative : la consommation des ménages a continué de progresser modestement, à +0,3 % sur le trimestre. Ce chiffre a empêché l’économie française de basculer dans le rouge. But don’t mistake resilience for dynamisme — la croissance du PIB reste attendue autour de 1,1 % pour l’ensemble de l’année 2024, un niveau insuffisant pour réduire significativement le chômage ou le déficit public.

Les perspectives pour 2025 restent conditionnelles

Le retour à une stabilité gouvernementale constitue désormais le prérequis numéro un pour les milieux économiques. Les prévisions du Trésor tablent sur un rebond de l’investissement au premier semestre 2025, à condition que le nouveau gouvernement dispose d’une majorité suffisante pour adopter un budget crédible avant le printemps.

So the message is clear : l’économie française a la capacité de rebondir, mais elle n’en a pas encore les moyens politiques. Les prochaines semaines à l’Assemblée nationale seront aussi scrutées par les salles de marché que par les électeurs.

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