Ukraine : huit morts dans des bombardements russes après l’avertissement de Zelensky

Au moins huit personnes ont été tuées en Ukraine dans la nuit de mercredi à jeudi, victimes de bombardements russes que le président Volodymyr Zelensky avait lui-même anticipés quelques heures plus tôt. Parmi les morts, six membres d’une même famille. Une tragédie qui illustre, une fois de plus, la brutalité aveugle des frappes sur les civils.

Zelensky avait prévenu

Ce n’est pas souvent qu’un chef d’État annonce publiquement une attaque imminente contre son propre pays. Pourtant, c’est exactement ce qu’a fait Volodymyr Zelensky mercredi soir. Le président ukrainien a déclaré s’attendre à une attaque massive de la Russie, sans préciser ses sources de renseignement. Et les faits lui ont donné raison, tragiquement, dans les heures qui ont suivi.

« Nous avons des informations indiquant que la Russie prépare de nouvelles frappes significatives », avait-il averti, appelant les alliés à maintenir leur vigilance et leur soutien militaire.

Six membres d’une même famille parmi les victimes

Le bilan humain est lourd. Six des huit victimes appartenaient à une seule et même famille, fauchée dans ce qui ressemble à une frappe directe sur un immeuble résidentiel. Les secours ont travaillé toute la nuit pour dégager les décombres. Still, des recherches étaient en cours jeudi matin, laissant craindre que le nombre de morts ne grimpe encore.

Les régions touchées n’ont pas toutes été immédiatement identifiées par les autorités ukrainiennes, qui communiquent avec prudence sur les détails opérationnels en temps de guerre. Mais les images qui ont filtré montrent des bâtiments soufflés, des rues jonchées de gravats.

La Pologne déploie ses avions de chasse par précaution

L’onde de choc a dépassé les frontières ukrainiennes. L’armée polonaise a annoncé dans la nuit avoir déployé des avions de chasse pour protéger son espace aérien. Une mesure préventive, a-t-elle précisé, mais qui témoigne de la nervosité croissante au sein des pays membres de l’OTAN riverains du conflit.

Ce n’est pas la première fois que Varsovie active ce protocole depuis le début de la guerre. Chaque grande vague de bombardements russes pousse les alliés orientaux de l’Alliance atlantique à hausser leur niveau d’alerte.

Un conflit qui s’enlise dans la violence

Presque trois ans après le début de l’invasion à grande échelle, la guerre ne montre aucun signe d’essoufflement côté russe. Les frappes nocturnes sur les infrastructures et les zones d’habitation sont devenues une tactique régulière de Moscou, visant autant à terroriser la population qu’à détruire les capacités énergétiques du pays avant l’hiver.

La communauté internationale regardera désormais comment les alliés de Kyiv répondent à cette nouvelle escalade.

Pour l’Ukraine, chaque nuit ressemble à un test de résistance. Et chaque matin apporte son lot de deuils.

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