Carte fantaisiste de l’Afrique : Washington embarrassé par une erreur grossière

Une carte de l’Afrique publiée par le gouvernement américain circule en ce moment sur les réseaux sociaux — et pas pour les bonnes raisons. Le document, diffusé par une agence fédérale dans le cadre d’une communication officielle, présente des erreurs géographiques si grossières qu’elles ont immédiatement déclenché une tempête de réactions, aussi bien en Afrique qu’aux États-Unis.

Des frontières redessinées, des pays effacés

Sur la carte en question, plusieurs pays africains sont soit mal positionnés, soit fusionnés avec leurs voisins, soit tout simplement absents. Le Soudan du Sud, État indépendant depuis 2011, n’apparaît pas. Le Lesotho, enclavé dans l’Afrique du Sud, a visiblement été oublié. Et certaines frontières nationales ne correspondent à aucune réalité géopolitique connue. Au total, au moins 9 erreurs distinctes ont été recensées par des internautes et des géographes qui ont épluché le document.

C’est peu dire que la carte a fait mauvaise impression.

Une réaction vive sur les réseaux sociaux

Des journalistes africains, des universitaires et de simples citoyens ont partagé le document en masse, souvent accompagné de commentaires cinglants. « Imaginez si quelqu’un publiait une carte des États-Unis sans le Texas », a ironisé un journaliste nigérian sur X, anciennement Twitter. Le post a été partagé plus de 40 000 fois en moins de 48 heures.

But beyond the jokes, the anger is real. Beaucoup voient dans cette erreur le reflet d’un problème plus profond : la tendance persistante des institutions occidentales à traiter l’Afrique comme un bloc homogène, sans égard pour la complexité de ses 54 États reconnus et de ses 1,4 milliard d’habitants.

Washington contraint de réagir

Face à la controverse, un porte-parole de l’agence concernée a reconnu « une erreur de production regrettable », promettant une correction rapide. « Nous prenons ces inexactitudes au sérieux et nous travaillons à publier une version corrigée dans les meilleurs délais », a-t-il déclaré dans un communiqué laconique.

Still, l’explication n’a pas convaincu grand monde. Des ONG spécialisées dans les relations Afrique-Occident ont demandé des explications sur les processus de validation interne qui ont permis à un tel document de passer entre les mailles du filet.

Un problème structurel difficile à ignorer

Ce n’est pas la première fois qu’une institution américaine ou européenne commet ce type d’erreur. En 2019, une grande chaîne d’information avait diffusé une infographie plaçant le Rwanda en Afrique de l’Ouest. En 2021, un manuel scolaire distribué dans plusieurs États américains représentait l’Afrique comme un seul et unique pays.

Et chaque fois, les corrections arrivent tard, discrètement, sans véritable reconnaissance publique de ce que ces erreurs révèlent sur l’état des connaissances géographiques dans certains cercles officiels.

La version corrigée de la carte devrait être publiée prochainement. Mais le mal est fait — et la question de savoir comment de telles bévues passent les contrôles éditoriaux d’une agence fédérale reste, elle, sans réponse.

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