Incendies en Grèce : deux morts et des conditions « extrêmes »
Deux pilotes ont perdu la vie dimanche après la collision de leurs hélicoptères au-dessus de la région de Psatha, alors que la Grèce se débat contre un incendie de forêt d’une violence rare, à 70 kilomètres au nord-ouest d’Athènes. Des vents soufflant par rafales à plus de 100 km/h transforment chaque intervention en mission périlleuse.
Une collision fatale en plein combat aérien
Les deux appareils, engagés dans les opérations de lutte contre les flammes, se sont percutés dans les environs de Psatha en milieu de journée. Les circonstances exactes de l’accident font l’objet d’une enquête, mais les conditions météorologiques sont déjà pointées du doigt. Voler dans des vents aussi violents, c’est naviguer à l’aveugle dans un couloir instable. Les deux pilotes n’ont pas survécu à l’impact.
C’est un drame dans le drame. Deux hommes sont morts en tentant de sauver des terres et des habitations.
Des conditions météo qualifiées d’« extrêmes »
Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a pris la parole dimanche pour décrire une situation hors norme. « La lutte contre cet incendie est extrêmement difficile », a-t-il déclaré, insistant sur des rafales de vent qui atteignent régulièrement les 100 km/h. Ces conditions rendent les largages d’eau quasiment inefficaces et poussent le feu dans des directions imprévisibles, compliquant l’évacuation des zones menacées.
La Grèce connaît chaque été des épisodes de chaleur intense combinés à une sécheresse persistante, un cocktail qui transforme les forêts en poudrières. But cette année, l’intensité des vents ajoute une dimension supplémentaire à la catastrophe. Les pompiers au sol, eux, progressent centimètre par centimètre dans une fumée épaisse.
Des moyens mobilisés en urgence
Des dizaines de camions de pompiers ont été déployés sur le terrain, épaulés par plusieurs Canadair et hélicoptères bombardiers d’eau, dont certains venus de pays européens voisins. Yet malgré cet arsenal, les autorités grecques reconnaissent ne pas maîtriser le sinistre. Des villages ont été évacués en urgence dans la nuit de samedi à dimanche, des familles contraintes de quitter leurs maisons en quelques minutes avec le strict minimum.
Un responsable des services de secours a confié à la presse locale que ses équipes travaillaient « sans interruption depuis plus de 36 heures » et que la priorité restait de protéger les zones habitées avant tout.
Une saison des feux qui s’annonce longue
And ce n’est peut-être que le début. Les météorologues grecs anticipent plusieurs vagues de chaleur supplémentaires d’ici à la fin août, avec des températures pouvant dépasser les 40 degrés dans certaines régions. La Grèce réclame depuis plusieurs années un renforcement du mécanisme européen de protection civile. Still, les moyens disponibles restent insuffisants face à des incendies de cette ampleur. Les prochaines 48 heures seront décisives pour contenir le feu avant qu’il n’atteigne de nouveaux secteurs boisés.
