Gel des avoirs de Fedorova : après l’expulsion, Paris serre la vis
Le gouvernement français a décidé de frapper fort. Quelques jours à peine après la signature d’un arrêté d’expulsion à son encontre, les autorités ont annoncé le gel des avoirs de Natalia Fedorova sur le territoire national. Une double peine que l’intéressée refuse d’accepter sans se battre, criant à la « pression politique ».
Un arsenal juridique sorti en urgence
La décision a été prise en application des dispositifs de sanctions individuelles dont dispose le ministère de l’Économie. Concrètement, cela signifie que Fedorova ne peut plus accéder à ses comptes bancaires en France, ni procéder à aucune transaction financière sur le sol français. Les services du Trésor auraient agi dans un délai record — moins de 72 heures après l’arrêté d’expulsion — ce qui témoigne d’une coordination inhabituelle entre plusieurs ministères.
Selon une source gouvernementale ayant requis l’anonymat, « l’ensemble des éléments du dossier justifiaient une réponse rapide et coordonnée ». But au-delà de la procédure, c’est bien la nature du message envoyé qui interpelle.
Fedorova contre-attaque
De son côté, Natalia Fedorova n’a pas tardé à réagir. Par le biais d’un communiqué diffusé mercredi, elle dénonce ce qu’elle qualifie de « harcèlement institutionnel » et parle ouvertement d’une « pression politique orchestrée ». Elle affirme que ses activités en France étaient « parfaitement légales » et que rien dans son parcours ne justifie un tel traitement.
Son avocat a confirmé qu’un recours serait déposé devant le Conseil d’État dans les prochains jours. Il conteste à la fois l’arrêté d’expulsion et la légalité du gel des avoirs, estimant que les procédures n’ont pas été respectées.
Un dossier aux ramifications troubles
L’affaire Fedorova traîne en réalité depuis plusieurs mois dans les couloirs des renseignements intérieurs. Des enquêteurs auraient identifié des flux financiers suspects vers des entités proches de cercles d’influence étrangers — sans que le gouvernement ne précise lesquels officiellement. Still, le timing de ces mesures, en pleine période de tension géopolitique avec Moscou, ne passe pas inaperçu.
Les avoirs concernés seraient estimés à plusieurs centaines de milliers d’euros, selon des informations non confirmées par les autorités.
Elle dispose de 15 jours pour quitter le territoire.
La suite pourrait se jouer devant les tribunaux
Le recours annoncé par la défense de Fedorova s’annonce comme un feuilleton juridique de longue haleine. And si le Conseil d’État venait à suspendre l’arrêté d’expulsion, le gel des avoirs pourrait lui aussi être remis en question. Ce genre de procédure prend généralement plusieurs semaines, parfois des mois.
Du côté du gouvernement, on assure que le dossier est « solide » et que toutes les décisions ont été prises dans le strict respect du droit français. La balle est désormais dans le camp des juges administratifs.
