Désarmement du Hamas : Trump revendique un accord historique à Gaza
Donald Trump a annoncé jeudi ce qu’il appelle une « étape monumentale » dans la résolution du conflit à Gaza : son Conseil de la paix serait parvenu à un accord portant sur le désarmement complet du Hamas et de l’ensemble des groupes armés présents dans l’enclave palestinienne. Une annonce fracassante, mais qui soulève immédiatement une avalanche de questions sur sa faisabilité réelle.
Une annonce en forme de coup de théâtre
Depuis la Maison-Blanche, Trump a affirmé que l’accord négocié par son équipe prévoyait non seulement la reddition des armes du Hamas, mais aussi le retrait complet des forces israéliennes de Gaza une fois ce désarmement effectif. Il a évoqué un calendrier « accéléré », sans toutefois préciser de dates concrètes. Selon des sources proches du dossier, des représentants de plusieurs pays du Golfe auraient participé aux négociations en coulisses depuis au moins six semaines.
Still, les détails restent extraordinairement flous. Aucun document officiel n’a été rendu public. Aucune conférence de presse conjointe avec des représentants palestiniens ou israéliens n’a été organisée.
Israël et le Hamas : des réactions contrastées
Du côté israélien, le gouvernement de Benjamin Netanyahu n’a pas confirmé les termes de l’accord tels que décrits par Trump. Un responsable américain sous couvert d’anonymat a déclaré : « Les discussions sont avancées, mais parler d’accord finalisé aujourd’hui, c’est aller un peu vite en besogne. » Une formulation qui en dit long sur l’écart entre la communication trumpienne et la réalité diplomatique.
Le Hamas, lui, n’a fait aucune déclaration officielle dans les heures suivant l’annonce. Le mouvement islamiste, dont le bras armé compte encore plusieurs milliers de combattants selon les estimations américaines et israéliennes — entre 15 000 et 20 000 hommes — a toujours rejeté l’idée d’un désarmement unilatéral.
Un plan de paix contesté depuis le départ
Le « plan Trump » pour Gaza, dévoilé plus tôt cette année, proposait de transformer la bande de Gaza en une sorte de « Riviera du Moyen-Orient », avec un déplacement massif de la population palestinienne. Il avait été rejeté catégoriquement par l’Autorité palestinienne, par la Ligue arabe, et par de nombreux alliés européens des États-Unis.
But Trump n’a jamais changé de cap. Et jeudi, il a une nouvelle fois présenté sa vision comme la seule capable d’apporter une paix durable dans une région en guerre depuis octobre 2023, un conflit qui a fait plus de 52 000 morts côté palestinien selon les chiffres du ministère de la Santé de Gaza.
Ce qui pourrait suivre
Les prochaines semaines seront décisives. Si un mécanisme de mise en œuvre concret n’est pas présenté rapidement, cette annonce risque de rester dans les annales comme une promesse de plus sans lendemain. La communauté internationale retient son souffle — et son scepticisme.
