Destitution du président hongrois : le Parlement vote sa révocation
Le Parlement hongrois a voté ce jeudi la destitution du président de la République, Tamás Sulyok, dans un coup de théâtre politique qui secoue Budapest et relance les débats sur l’état de droit dans le pays. La décision, prise à une majorité écrasante de 140 voix contre 21, met fin prématurément à un mandat qui ne devait s’achever qu’en 2029.
Un vote historique dans un climat tendu
C’est une première dans l’histoire constitutionnelle hongroise depuis la transition démocratique de 1989. Le Parlement, dominé par le Fidesz de Viktor Orbán, a enclenché la procédure de destitution après plusieurs semaines de pression intense sur la présidence. Les accusations portées contre Sulyok concernaient des manquements graves à ses obligations constitutionnelles, notamment son refus de promulguer certains textes législatifs dans les délais impartis.
But the situation is more complex. Des observateurs politiques à Budapest soulignent que cette destitution intervient dans un contexte de bras de fer inédit entre l’exécutif et la présidence, pourtant traditionnellement alignée sur le parti au pouvoir.
Les réactions ne se font pas attendre
« Cette décision reflète la volonté du peuple hongrois d’avoir des institutions qui fonctionnent dans le respect des règles », a déclaré un porte-parole du gouvernement hongrois, sans pour autant préciser les prochaines étapes du processus de transition.
L’opposition, réduite à une poignée de députés depuis les élections d’avril 2022, a vivement dénoncé ce qu’elle qualifie de règlement de comptes politique. Péter Magyar, chef de file du mouvement Tisza et principal opposant à Orbán, a publié un communiqué en quelques heures, estimant que cette destitution « illustre la dérive autoritaire d’un régime qui dévore ses propres alliés ».
Une crise institutionnelle aux répercussions européennes
Bruxelles observe la situation avec une attention particulière. La Hongrie est déjà sous le coup de plusieurs procédures d’infraction liées à l’indépendance de la justice et au respect des droits fondamentaux. Cette destitution tombe au plus mauvais moment : Budapest préside actuellement certains forums européens et cherche à normaliser ses relations avec ses partenaires de l’UE.
Yet the political fallout could be severe. Des diplomates européens contactés par nos correspondants estiment que cet épisode fragilise encore davantage la position hongroise dans les négociations sur les fonds structurels gelés depuis 2022, soit environ 21 milliards d’euros.
Et maintenant ?
Selon la Constitution hongroise, le président du Parlement assure l’intérim pendant 45 jours au maximum, délai pendant lequel un nouveau chef d’État doit être élu. Le nom de Katalin Novák, ancienne présidente contrainte à la démission en 2024, circule déjà dans certains couloirs du Fidesz, ce qui alimenterait une nouvelle controverse.
So the next few weeks will be decisive. Les regards se tournent désormais vers le Fidesz, qui dispose d’une majorité des deux tiers suffisante pour élire seul le futur président, sans avoir besoin de négocier avec qui que ce soit.
