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Fifa : Ceferin renonce à défier Infantino pour la présidence

Aleksander Ceferin ne sera pas candidat. Le président de l’UEFA a confirmé qu’il ne briguera pas la tête de la Fifa face à Gianni Infantino lors de la prochaine élection, mettant fin à des mois de spéculations sur un éventuel duel au sommet du football mondial.

Une décision qui surprend, mais qui s’explique

Depuis plusieurs années, Ceferin figurait parmi les voix les plus critiques à l’égard d’Infantino. Le dirigeant slovène, à la tête de l’UEFA depuis 2016, n’avait jamais caché ses réserves sur la gestion du patron de la Fifa, notamment sur l’expansion controversée de la Coupe du monde à 48 équipes ou sur les relations entretenues avec certains régimes autoritaires. Pourtant, c’est lui qui choisit de ne pas entrer dans l’arène.

Les raisons avancées restent floues. Ceferin n’a pas donné de conférence de presse détaillée, se contentant d’une déclaration sobre. Mais dans les couloirs du football européen, on murmure que les rapports de force au sein de la Fifa ne lui étaient tout simplement pas favorables. Infantino a consolidé ses alliances, notamment en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, des blocs qui représentent à eux seuls une majorité écrasante des 211 fédérations membres.

Infantino, grand favori d’une élection sans suspense

Sans adversaire de poids, Gianni Infantino s’achemine vers une réélection quasi certaine. Le patron de la Fifa, en poste depuis 2016 lui aussi, a su tisser un réseau de soutiens solide à travers ses programmes de développement financés à hauteur de plusieurs centaines de millions de dollars par an. Son bilan est contesté en Europe, mais il est globalement salué dans les fédérations plus modestes.

Un responsable d’une fédération européenne, sous couvert d’anonymat, résumait la situation ainsi : « On savait que c’était une bataille difficile à gagner. Ceferin a préféré garder son énergie pour l’UEFA. »

Qu’est-ce que ça change pour le football européen ?

Pas grand-chose, à court terme. L’UEFA reste une puissance financière et sportive incontournable, forte de ses 55 fédérations membres et de revenus annuels dépassant les 4 milliards d’euros. Ceferin conserve une influence réelle sur les grands dossiers du football mondial, même sans siège à la tête de la Fifa.

Still, ce renoncement marque symboliquement la fin d’une résistance organisée contre Infantino au sein des instances dirigeantes du sport le plus populaire de la planète.

Et maintenant ?

L’élection de la présidence de la Fifa est prévue en 2027. D’ici là, les tensions entre Zurich et Nyon — sièges respectifs de la Fifa et de l’UEFA — ne sont pas près de disparaître. Les désaccords sur le calendrier international, le statut de la Super Ligue ou encore la gestion des droits TV continueront d’alimenter les frictions. Ceferin restera un contre-pouvoir, mais depuis l’extérieur de la course.

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