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Présidentielle Fifa 2027 : Infantino confirme sa candidature

Gianni Infantino ne lâche rien. Le président de la Fifa a confirmé dimanche qu’il briguera un nouveau mandat lors de l’élection prévue en mars 2027, et ce malgré une polémique qui avait secoué l’instance mondiale du football cet été. Une annonce qui ne surprend guère, mais qui relance le débat sur la gouvernance du football mondial.

Une candidature assumée malgré la tempête estivale

C’est au cours d’une prise de parole devant plusieurs membres des fédérations nationales qu’Infantino a officialisé ses intentions. L’homme fort du football mondial, en poste depuis 2016, n’a pas esquivé les critiques. Il a reconnu que sa proposition de l’été dernier avait provoqué des remous, tout en la défendant comme une vision nécessaire pour l’avenir du sport. Et visiblement, les turbulences n’ont pas entamé sa détermination.

La controverse ? Sa suggestion d’ouvrir la Coupe du monde à des investisseurs privés, une idée lancée dans la foulée du Mondial 2026. Un projet qui avait suscité une levée de boucliers de la part de plusieurs fédérations européennes, dont certaines y voyaient une menace directe sur l’intégrité et l’identité du tournoi.

L’idée des investisseurs privés, toujours sur la table

Mais Infantino n’a pas renoncé à cette piste. Selon des sources proches du dossier, le modèle envisagé permettrait à des fonds privés de prendre des participations dans l’organisation commerciale des prochaines éditions du tournoi, à partir de 2030 ou 2034. Des négociations préliminaires auraient déjà eu lieu avec au moins trois consortiums internationaux, bien que la Fifa n’ait confirmé aucun chiffre officiel.

Un responsable d’une fédération africaine, sous couvert d’anonymat, a confié : « Nous comprenons la logique économique, mais beaucoup de questions restent sans réponse sur la répartition des bénéfices pour les petites fédérations. » Une réserve qui résume bien l’ambivalence de nombreux membres de l’institution.

Un bilan contesté, une assise solide

Infantino compte aujourd’hui 211 fédérations membres sous sa direction. C’est cette base, notamment les votes d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud, qui lui assure une position confortable à chaque scrutin. Son bilan ? Expansion du Mondial à 48 équipes, augmentation significative des revenus de la Fifa — qui dépassaient les 1,1 milliard de dollars de bénéfices en 2023 — et une stratégie d’internationalisation agressive.

Still, ses détracteurs pointent un style de gouvernance jugé trop autocratique, une concentration des pouvoirs et des questions persistantes sur la transparence financière de l’institution.

Vers une élection sans véritable opposition ?

À ce stade, aucun candidat crédible ne s’est déclaré face à lui. L’élection aura lieu lors du congrès de la Fifa en mars 2027, soit quelques mois avant le Mondial 2030, qui se disputera sur trois continents. Un calendrier qui donne à Infantino une vitrine idéale pour asseoir son bilan.

So the question isn’t vraiment de savoir s’il sera réélu. C’est plutôt de savoir avec quel projet — et quelles controverses — il entamera ce nouveau chapitre.

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