Gaza : 12 morts dans des frappes israéliennes, dont six d’une même famille

Au moins douze personnes ont été tuées dans la bande de Gaza lors de nouveaux bombardements israéliens, selon les équipes de secours sur place. Parmi les victimes, six appartenaient à une seule et même famille — un bilan qui illustre, une fois de plus, le prix payé par les civils dans ce conflit qui dure depuis plus d’un an.

Une frappe meurtrière au cœur d’un quartier résidentiel

Les faits se sont produits dans la nuit, selon les premières informations remontées des équipes de la Défense civile palestinienne. Une frappe a touché un immeuble d’habitation, tuant sur le coup plusieurs membres d’une même famille. Les secours ont extrait les corps des décombres pendant plusieurs heures. Six d’entre eux portaient le même nom de famille, ont confirmé des sources médicales locales.

Les six autres victimes ont été tuées dans des frappes distinctes, dans différentes zones du territoire. Les hôpitaux de Gaza, déjà saturés, ont reçu des dizaines de blessés supplémentaires dans la nuit.

Un bilan humain qui s’alourdit chaque jour

Depuis le début de l’offensive israélienne déclenchée après les attaques du Hamas le 7 octobre 2023, le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas à Gaza fait état de plus de 50 000 morts. Ces chiffres, que l’ONU juge globalement fiables, ne distinguent pas toujours combattants et civils — mais les organisations humanitaires estiment que la majorité des victimes sont des non-combattants.

Still, Israël maintient que ses frappes ciblent des infrastructures militaires du Hamas et des positions de combattants. L’armée israélienne n’avait pas encore commenté officiellement les frappes de cette nuit au moment de la publication de cet article.

« Chaque nuit ressemble à la précédente. On entend les bombes, on attend le matin pour compter les morts », a confié un responsable de la Défense civile palestinienne, joint par téléphone.

Les couloirs humanitaires, toujours insuffisants

Sur le plan de l’aide humanitaire, la situation reste critique. Les convois d’assistance peinent à entrer sur le territoire en quantités suffisantes. Le Programme alimentaire mondial a averti, cette semaine encore, que des pans entiers de la population gazaouie se trouvaient au bord de la famine. Et les négociations pour un cessez-le-feu durable semblent, pour l’heure, dans l’impasse.

Les discussions entre médiateurs — Qatar, Égypte, États-Unis — se poursuivent, mais aucune annonce concrète n’est attendue dans l’immédiat.

Quelle suite pour les négociations ?

Les prochains jours seront déterminants. Des sources diplomatiques évoquent une nouvelle session de pourparlers prévue dans les prochaines semaines, sans en préciser la date exacte. But sur le terrain, les bombes continuent de tomber. Et pour les familles de Gaza, chaque heure qui passe sans accord représente un risque de plus.

Douze morts de plus. Six d’une même famille. Des chiffres qui, à force de se répéter, risquent de ne plus surprendre personne — c’est peut-être le danger le plus silencieux de cette guerre.

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