Graphiques boursiers

Investissement des entreprises en France plombé par l’instabilité politique

L’incertitude politique qui a secoué la France ces derniers mois a laissé des traces bien réelles dans les bilans des entreprises. Selon un nouveau Flash conjoncture publié par la Direction générale du Trésor, l’investissement des entreprises françaises a subi un coup de frein notable, directement lié au climat d’instabilité gouvernementale qui a marqué la fin de l’année 2024.

Un signal d’alarme venu du Trésor

Les chiffres sont clairs. La formation brute de capital fixe des sociétés non financières a reculé de 0,3 % au troisième trimestre 2024, et les indicateurs avancés ne laissent guère espérer un rebond immédiat. Le document du Trésor pointe explicitement la séquence politique — dissolution de l’Assemblée nationale en juin, instabilité gouvernementale prolongée, motion de censure de décembre — comme un facteur aggravant pour la confiance des chefs d’entreprise.

And it’s not just a question of chiffres abstraits. Derrière ces données, ce sont des projets d’extension d’usines mis en attente, des investissements numériques reportés, des embauches gelées le temps que la situation se stabilise.

Les PME en première ligne

Les petites et moyennes entreprises semblent avoir été les plus sensibles à ce contexte. Contrairement aux grands groupes qui disposent de trésoreries plus solides et d’une vision stratégique à long terme, les PME réagissent plus vite aux signaux négatifs. Plusieurs enquêtes de conjoncture réalisées à l’automne 2024 montraient déjà une dégradation du moral des dirigeants, avec un indice de confiance tombé à son plus bas niveau depuis deux ans.

« L’incertitude politique a clairement pesé sur les décisions d’investissement au second semestre 2024 », a indiqué un économiste de la Direction générale du Trésor. « Les entreprises n’ont pas annulé leurs projets, mais elles les ont différés dans l’attente d’une visibilité plus grande. »

Une consommation des ménages qui résiste, mais jusqu’à quand ?

Le tableau n’est pas entièrement sombre. La consommation des ménages a, elle, mieux résisté, portée par la désinflation progressive et la relative tenue du marché du travail. Le taux de chômage s’est maintenu autour de 7,3 % fin 2024, ce qui a limité l’effet de contagion à l’économie réelle.

But the gap between household spending and business investment can’t hold indefinitely. Si les entreprises continuent de bloquer leurs investissements, c’est la productivité et la compétitivité françaises qui en pâtiront à moyen terme.

Les prochains mois seront décisifs

Tout dépend désormais de la capacité du nouveau gouvernement à offrir un cap lisible. Les entreprises attendent un budget stabilisé, une feuille de route fiscale claire et, surtout, la fin des turbulences institutionnelles. Le Trésor estime que le rebond de l’investissement pourrait intervenir dès le premier semestre 2025, à condition que le contexte politique se normalise durablement.

Still, beaucoup d’économistes restent prudents. Rattraper six à neuf mois de frilosité des investisseurs ne se fait pas en un trimestre.

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