Grève à France Inter : Saintoul soutient les grévistes face à la direction

Une grève surprise a paralysé les antennes de France Inter ce mardi matin, plongeant la première radio de France dans un silence inhabituel. Le député La France Insoumise Aurélien Saintoul a pris position sans ambiguïté : les salariés en grève « ne le font pas pour rien ».

Une mobilisation qui ne surprend pas tout le monde

Dès les premières heures du mouvement, plusieurs émissions phares de la station ont été déprogrammées ou fortement perturbées. Selon les syndicats, le taux de grévistes aurait dépassé les 30% dans certains services de la rédaction — un chiffre significatif pour une radio publique habituellement au sommet des audiences françaises, avec plus de 7 millions d’auditeurs quotidiens. But ce n’est pas tombé du ciel. Les tensions couvaient depuis plusieurs semaines autour des conditions de travail et de l’indépendance éditoriale au sein du groupe Radio France.

Saintoul monte au créneau

Aurélien Saintoul, député LFI des Hauts-de-Seine et membre de la commission des affaires culturelles à l’Assemblée nationale, n’a pas mâché ses mots sur les réseaux sociaux et face aux caméras de BFM. « Ils ne le font pas pour rien », a-t-il martelé, insistant sur le fait que les journalistes et techniciens de France Inter sont des professionnels aguerris, peu enclins à stopper leur antenne sans raison sérieuse. And c’est précisément ce point qui inquiète une partie de la classe politique : quand une radio aussi influente que France Inter se met en grève, ça interroge sur l’état du service public audiovisuel.

Le député a également pointé du doigt ce qu’il considère comme une pression croissante sur les rédactions publiques, sans pour autant donner de noms.

Des revendications au cœur du conflit

Du côté des grévistes, les revendications tournent autour de plusieurs axes. D’abord, des négociations salariales jugées insuffisantes dans un contexte d’inflation qui a grignoté le pouvoir d’achat de nombreux salariés depuis 2022. Ensuite, des inquiétudes concrètes sur les réorganisations internes prévues par la direction de Radio France pour 2025, qui pourraient toucher jusqu’à une centaine de postes selon des sources syndicales. Yet la direction, elle, minimise l’ampleur des restructurations envisagées.

Un représentant de la direction de Radio France a indiqué que « le dialogue social reste ouvert » et qu’une réunion avec les partenaires sociaux était prévue dans les prochains jours. Des mots qui n’ont visiblement pas suffi à convaincre les grévistes de reprendre le travail dès ce mardi.

Quel avenir pour le service public radio ?

So la question qui se pose maintenant est simple : jusqu’où ira ce bras de fer ? Les syndicats évoquent la possibilité de reconduire le mouvement si aucune avancée concrète n’est obtenue d’ici la fin de la semaine. Still, une grève durable à France Inter reste un scénario que personne ne souhaite vraiment — ni les salariés, ni les auditeurs, ni les élus. La balle est désormais dans le camp de la direction de Radio France, attendue au tournant.

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