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Coupe du Monde 2030 : derrière le football, les enjeux politiques

La prochaine Coupe du Monde de football s’annonce comme un événement sans précédent. Organisée conjointement sur trois continents — Europe, Afrique et Amérique du Sud — pour célébrer le centenaire de la compétition, elle est déjà présentée par la FIFA comme « la meilleure Coupe du Monde de l’histoire ». Mais derrière les superlatifs et les promesses sportives, se cachent des calculs politiques qui méritent qu’on s’y attarde.

Un tournoi sur trois continents, une première dans l’histoire

Six pays accueilleront les matchs en 2030 : l’Espagne, le Portugal et le Maroc pour l’essentiel du tournoi, avec trois rencontres symboliques en Argentine, en Uruguay et au Paraguay pour marquer l’anniversaire de la première édition de 1930. En tout, ce sont 104 matchs prévus, répartis sur des dizaines de stades. Un chiffre vertigineux. Et une logistique que certains experts jugent tout simplement irréalisable dans des délais raisonnables.

Car derrière le projet sportif, il y a surtout une stratégie d’influence. Le Maroc, qui a essuyé plusieurs échecs dans ses candidatures précédentes, a finalement obtenu sa part du gâteau grâce à un lobbying acharné auprès des instances dirigeantes du football mondial. Rabat n’a pas caché ses ambitions : faire de cet événement un levier de rayonnement diplomatique sur la scène internationale.

La FIFA, arbitre politique autant que sportif

La Fédération internationale de football association n’est plus depuis longtemps une simple organisation sportive. Ses décisions d’attribution des tournois sont devenues des outils de négociation géopolitique à part entière. Still, Gianni Infantino, son président, continue d’affirmer que « le football unit les peuples ».

« Cette édition sera un message de paix et d’unité pour le monde entier », a déclaré un responsable de la FIFA lors d’une conférence de presse tenue à Zurich. Une formule convenue, que beaucoup ont entendue avant chaque grande compétition.

Yet, la réalité est plus complexe. L’attribution à l’Arabie Saoudite de la Coupe du Monde 2034 — décidée dans la même foulée — a provoqué un tollé chez les organisations de défense des droits humains. Human Rights Watch a recensé plus de 21 000 travailleurs migrants décédés au Qatar entre 2010 et 2022, un précédent que beaucoup redoutent de voir se répéter.

Le sport comme vitrine, une pratique bien rodée

Le phénomène n’est pas nouveau. Des Jeux olympiques de Berlin en 1936 aux Jeux de Pékin en 2008, les grandes nations ont toujours cherché à utiliser le sport comme instrument de soft power. Mais l’accélération est frappante. En l’espace de dix ans, la FIFA a accordé ses deux prochaines Coupes du Monde à des États du Golfe dont les bilans en matière de libertés fondamentales restent très critiqués.

So the question persists : jusqu’où le football est-il prêt à aller pour assurer sa croissance financière ? Les droits télévisés de l’édition 2030 devraient dépasser les 6 milliards d’euros, selon les projections internes de la fédération.

Et après ?

La compétition de 2030 sera scrutée comme jamais. Les ONG se mobilisent déjà, et plusieurs parlements européens ont annoncé vouloir exercer une pression accrue sur leurs fédérations nationales. But pour l’instant, le coup d’envoi est prévu. Et les caméras, elles, seront là.

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