Mort de Lyhanna : Darmanin fragilisé, Matignon reçoit les défenseurs d’une loi intégrale
La mort de Lyhanna, fillette de 13 ans tuée en janvier dernier par un récidiviste connu des services de police, continue de faire trembler la classe politique française. Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, se retrouve en position délicate alors que des associations et parlementaires portant la « loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles » ont été reçus à Matignon ce mercredi.
Une réunion à Matignon sous haute tension
C’est une rencontre qui en dit long sur l’urgence ressentie au sommet de l’État. Une délégation composée d’une trentaine de représentants associatifs, dont plusieurs collectifs féministes et des élues de gauche comme de droite, a été accueillie rue de Varenne pendant près de deux heures. L’objectif affiché : pousser le gouvernement à légiférer de manière globale sur les violences faites aux femmes et aux enfants. But the outcome remained vague. Aucun calendrier précis n’a été annoncé à l’issue de la réunion.
« Nous avons été entendues, mais il faut maintenant que ça se traduise en actes concrets dans les six prochains mois », a déclaré une responsable associative présente lors de la réunion, refusant de donner son nom avant une communication officielle commune.
Darmanin dans la tourmente
Le ministre de l’Intérieur paie cher l’affaire Lyhanna. L’auteur présumé du meurtre, un homme de 31 ans, avait déjà été condamné pour violences à deux reprises. Il était connu des services de police depuis 2017. Ces éléments ont alimenté une vague de critiques contre le ministère, accusé de ne pas avoir su empêcher un drame annoncé.
Darmanin est affaibli. Et ses alliés politiques peinent à le défendre publiquement depuis que ces informations ont filtré dans la presse, mi-mars. Plusieurs élus de la majorité ont pris leurs distances, évitant de commenter directement le dossier dans les médias.
Une loi réclamée depuis des années
La proposition d’une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles n’est pas nouvelle. Des associations comme le collectif #NousToutes la réclament depuis au moins 2019. En Espagne, une loi similaire, baptisée « ley del sí es sí », a été adoptée en 2022, non sans polémiques. Yet France has never gone that far. Le pays dispose de textes épars, jugés insuffisants par les défenseurs des droits des femmes.
Les chiffres sont là pour appuyer l’urgence : en 2023, 94 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en France, selon les données du ministère de l’Intérieur. Et le nombre de féminicides impliquant des enfants parmi les victimes collatérales reste alarmant.
Et maintenant ?
Le gouvernement dispose de peu de marge. Avec une Assemblée nationale fragmentée et un agenda législatif déjà chargé, faire passer une loi ambitieuse avant la fin de l’année relève du pari. Still, the pressure is real. La mort de Lyhanna a donné un visage à un débat souvent abstrait, et personne au gouvernement ne peut se permettre d’ignorer ce signal.
